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DVD A LA LOUPE


SEUL SUR MARS (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Seul sur Mars (Blu-ray) DVD sorti le 24/02/2016


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : 20th Century Fox
Distributeur :
Fox Pathé Europa

nombre d'entrées :2 511 458
Date de sortie : 21 octobre 2015
Durée : 2h21mn37s

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Nombre de visites :
1289


   

Le Film : 7.5/10

Résumé :  Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Avis : Après l’impersonnel et fade Exodus, le très prolifique Ridley Scott s’attèle à l’adaptation du roman d’Andy Weir pour donner vie à un Robinson Crusoé interplanétaire.

Pari osé, pari gagné ?

Avec Gravity, mission to Mars, Apollo 13 ou Interstellar, le survival galactic commence à encombrer l’espace. C’est presque en opérant un reset, qu’on retrouve ce cher Matt Damon abandonné une fois de plus sur une planète hostile. Mais si interstellar avait obscurci certaines facultés de l’explorateur intergalactique, ici nous avons plutôt à faire à un MacGyver de l’espace.

Les premières minutes sombres (quasiment les seules) nous font découvrir rapidement l’équipage ayant à subir une violente tempête. Le réalisateur ne s’éternise pas sur leur mission, l’idée étant de très vite isoler notre héros. Si Robinson Crusoé disposait de quelques éléments naturels pour sa survie, Mark Watney doit composer avec un univers hostile pour disposer de nourriture, d’oxygène et bien sur d’eau 3 éléments indispensables pour tout être humain. Une fois assimilé les conditions de survie, il reste un élément qui n’est pas négligeable, se faire secourir.

Ridley Scott a montré durant ses 2 dernières décennies cinématographiques un côté fortement sombre sur ses choix artistiques, Prometheus, Cartel ou Exodus ne versent pas franchement dans la comédie. Et pourtant derrière un sujet pouvant amener une certaine gravité, Seul sur mars verse non seulement dans le comique de situations mais garde surtout une ligne directrice imperturbable, l’optimisme !

Résoudre un à un chaque problème, tel est le leitmotiv de notre héros. Durant ces 2h20, ce n’est donc pas de savoir s’il est possible de résoudre un problème mais plutôt comment. Et cet optimisme qui contraint au respect déteint sur l’équipage et la NASA, débordant même sur la chine et pour finir le monde.

Par les temps qui courent où une vie ne vaut malheureusement plus grand-chose, aucun obstacle physique, technique ou économique ne vient perturber cet irrémédiable sauvetage. Le récit se permet même une version spatiale du célèbre « Il faut sauver le soldat ryan » avec le même acteur au passage, puisque 5 vies sont risquées pour une seule. Mais le mot risque est occulté, il n’est pas question de s’enfermer dans la politique du verre à moitié vide.

Ce survival galactic nous donne donc une sacrée leçon d’optimisme en jouant sur le comique de situation qui désamorce toute tentative de dramatisation facile. On apprécie également une certaine discrétion de la bannière étoilée, exit tout gargarisme héroïque et discours grandiloquent, certes avec un réalisateur britannique cela aide.

Mais derrière ce grand film familial à la positive attitude, on est obligé de reconnaître que le suspens est loin d’être l’élément moteur du film. Tout juste frissonne t’on sur ce sauvetage dans l’espace dans une scène ressemblant furieusement à Mission to Mars, mais pour le reste on suit sans ennui mais avec passivité le lexique du bon bricoleur pour les nuls.

Matt Damon se taille bien sur la part du lion, assurant le spectacle grâce à ses facéties et son infissurable volonté de vivre. Les miettes sont donc laissées au reste de l’équipage, provoquant un début de frustration sur une Jessica Chastain largement sous-employée.

Nominé 7 fois pour les oscars (Film, Acteur, Scénario adapté, Montage de son, Mixage de son, Décors, Effets visuels) le film est reparti bredouille.

Pour Ridley Scott, le film constitue le plus gros succès commercial de sa carrière, avec un budget d’un peu plus de 100 millions de dollars, les recettes se voient multipliées par 6. Le public français s’est également déplacé en masse pour suivre ce sauvetage humain, réunissant 2,5 millions de spectateurs.

Seul sur Mars joue parfaitement le contrepied en imprimant des scènes comiques face à une situation dramatique. Le grand professionnalisme de Ridley Scott permet de gommer tout temps mort au profit d’une aventure bien calibrée dans sa mise en scène. Mais un léger excès d’optimisme étouffe dans la combinaison tout suspens. Au final si le film est un peu frustrant, il reste néanmoins plaisant et surtout divertissant.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.40 – 16/9 compatible 4/3 – Disque 46,62 Go

Avis : Une définition aux petits oignons admirablement appuyé par un contraste en béton. La précision et le piqué permettent une belle immersion sur la planète Mars même si certains plans au départ du film donnent une ambiance un peu trop plateau. La palette colorimétrique est éclatante alternant avec l’orange des extérieurs aux bleus intérieurs de la station. Voilà une copie digne de la HD.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1 - Français : DTS 5.1 768 Kbps
Sous-Titres : Anglais, Français, Néerlandais

Avis : La piste HD 7.1 en VO s’avère redoutable autant dans son dynamisme que dans le mixage, les surrounds très souvent sollicités ne jouent pas pour une fois les figurants. On rage bien sur, que la piste VF ne bénéficie pas du même procédé, encore une fois bridée en DTS. Mais reconnaissons que si elle ne peut rivaliser avec la VO dans la précision, l’ensemble reste de bonne tenue avec un doublage correct qui n’est pas étouffé dans la centrale et même les effets surrounds sont clairement affichés. On note, mais plus d’un point de vue artistique que technique, une bande originale de Harry Gregson-Williams vite oubliable. Si la VF avait bénéficié du procédé HD, la note maximale était atteinte.


L'Interactivité : 1/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film, le menu propose Lecture du film - Configuration - Recherche avec 32 chapitres - Bonus


Les bonus :

11 modules composent les bonus, mais attention, certains risquent d’être surpris par le ton employé.

  • L’écriture et la réalisation (9’36) : On attaque la pré-production ou plus exactement la pré-promotion de l’œuvre. La production encadre parfaitement le sujet, se chargeant de déverser des caisses de louanges à tous les étages. La vision du peuple terrien uni fait plaisir à entendre, cela reste l’élément moteur du film, mais pour le reste pas grand-chose à se mettre sous la dent.

  • La distribution et les costumes (14’13) : Large éventail du casting qui nous est proposé, chacun décrivant son personnage sans trop de complaisance. Janty Yates (créatrice des costumes) vient jouer les perturbatrices dans ce module bizarrement monté, puisque le sujet sur les costumes vient couper en 2 le casting. Néanmoins, à grand renforts de croquis on suit l’intervention de la créatrice avec beaucoup d’intérêt.

  • Bêtisier (7’33) : Comme souvent, un sujet sans grand intérêt qui n’amuse que l’équipe elle-même. On appelle ça du remplissage…

  • ARES III – révision complète du scénario (17’18) : Un module complètement fun sur la forme, puisqu’on assiste à un reportage des acteurs jouant le jeu des interviews comme si les événements s’étaient produits, mais sans intérêt il faut bien le dire sur le fond.

  • ARES III – La présentation de Mark (3’35) : Toujours dans le même esprit fun, l’équipage est présenté de manière humoristique comme un reportage. Cela traduit au fond la volonté du film, derrière un sujet grave, l’humour doit prendre le dessus.

  • Après 10 jours d’isolement (3’20) : Visiblement faire la promo et donner certains détails du film ne semblent pas la priorité des bonus, puisqu’un 3ème sujet s’amuse à dévier sur une expérience de l’équipage.

  • ARES – La plus grande aventure martienne (3’39) : Et de 4 ! toujours sous forme de reportage, on nous parle du voyage vers mars dans une définition excellente démontrant que les moyens sont mis pour assumer ce détour volontaire des bonus.

  • Etre au top (1’03) : D’interview on passe à la publicité, Matt Damon joue le jeu à fond dans le délire.

  • Un hommage à Watney (1’34) : « Bring im Home », de publicité on passe à la postérité, même la planète terre joue le jeu, à voir le sérieux des humains pour cette mission sauvetage on s’y croirait…

  • Film annonce (2’55) : en VO non sous-titrée.
  • On termine par une galerie de croquis

  • Au final on est très loin d’un making-of, l’esprit fun restant omniprésent comme le film. Ceux qui aiment plonger dans le projet risquent d’être frustrer, mais après tout cette même frustration se retrouve un peu dans le film. On peut donc parler de cohérence, voilà donc un projet qui assume !


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Le recto se concentre évidemment sur son personnage central, on ne peut pas dire que l’affiche soit révolutionnaire. Le verso a le mérite de parfaitement découper toutes les rubriques. D’une grande lisibilité, l’ergonomie et le choix des couleurs permet d’éviter d’emprunter une loupe. A l’intérieur, la sobriété est de mise, avec à gauche une fiche et son code permettant d’acquérir une copie numérique et à droite la galette.



    La sérigraphie

    Plutôt que de se concentrer sur le visage du Robinson Crusoé interplanétaire, le visuel choisit avant tout l’aridité de la planète vedette. La définition est excellente et concentre ses logos au bas de la galette, libérant à l’image de la sérigraphie un grand espace. Les mentions légales restent également très discrètes

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (15/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 05/03/2016 à 08:06 par montana62 : Effectivement la violente tempête que subit l'équipe selon l'avis des spécialistes est impossible en l'état. Mais sans cette liberté, point de film :) Après, il est toujours difficile de donner la juste note, si ce film est vraiment divertissant, je lui reproche une trop grande linéarité dans son déroulement. Dans tous les cas je te dédie cette loupe, car sans ton aide sur le forum, elle reposerait au fond de mon disque dur.
    - le 04/03/2016 à 22:04 par surfeur51 : Si je suis d'accord avec l'essentiel de ton analyse, je trouve la note un peu sévère pour un film que j'ai trouvé très divertissant. J'aurais mis personnellement un bon 8,5. Son principal défaut, que tu n'as pas souligné, est le même que celui dont souffre Gravity, à savoir une totale liberté prise avec les lois de la mécanique dans l'espace...

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