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DVD A LA LOUPE


KINGSMAN : SERVICES SECRETS (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Kingsman : Services secrets (Blu-ray) DVD sorti le 08/07/2015


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : 20th Century Fox
Distributeur :
Fox Pathé Europa

nombre d'entrées : 1 656 721
Date de sortie : 18 février 2015
Durée : 2h08mn44s

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Nombre de visites :
1686


   

Le Film : 8/10

Résumé : KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?

Avis : Après son déjanté kick-ass et un reboot réussi de la franchise x-men, Matthew Vaughn choisit d’adapter à nouveau un comic book de Mark Millar « The secret service ».

Le générique très réussi met d’emblée l’eau à la bouche, l’incursion dans le service secret britannique démontre une durée de vie courte pour une mort très violente. Se détournant volontairement du MI6 au profit d’une célèbre table ronde avec ses noms de chevaliers, le recrutement est loin d’être une partie de plaisir chez Kingsman.

On suit la formation de Gary/Unwin sous l’œil de son « parrain » Harry/Galahad qui a eu jadis son père sous ses ordres. Si les premières minutes laissent entrevoir un film traditionnel d’espionnage, très vite la patte de Matthew Vaughn dépoussière le genre. Irrespectueux, déjanté, voilà des ingrédients que le réalisateur aime utiliser tout en baignant dans la culture geek. La démonstration des capacités de cette unité d’élite dans un café donne déjà le ton de l’ensemble. On retrouve la même Férocité de Kick-Ass, les coups assénés sont vraiment là pour faire mal.

Dans le club des méchants après avoir découvert Gazelle et ses « ongles » très aiguisés, on découvre le milliardaire Richmond Valentine, plus soucieux du problème écologique planétaire qu’à son cheveu sur la langue. Sous ses faux airs d’altruiste et son mauvais goût vestimentaire autant que culinaire, dégage de lui une véritable envie de génocide.

Heureusement l’agence Kingsman suit de près l’oiseau et met tout en œuvre pour stopper son plan diabolique, non sans avoir gouté les prémices de la carte SIM gratuite. Cela vaut une scène culte (un peu longue) d’un pur massacre dans une église. L’inhibition qui tombe au profit d’une hyper-agressivité a de quoi inquiéter.

Ce faux James Bond complètement déjanté assume jusqu’au bout son délire visuel. Des têtes explosent, des corps se coupent en deux, on voit même un curé poignardait au crucifix. Les dialogues se mettent aussi au diapason, on se demande sur une proposition de Gary envers une princesse suédoise si on a bien entendu (politiquement très très incorrect…). C’est parfois lourdingue, décalé, coloré, classe, rythmé, jubilatoire et surtout saignant. Dans tous les cas le film se veut foncièrement atypique et fait tâche face à toute la tripotée de super héros édulcorés du moment.

Si vous avez aimé Kick-Ass, vous ne serez pas dépaysé, on retrouve bien la patte irrespectueuse de Matthew Vaughn. On peut juste lui reprocher quelques gags pas toujours du meilleur goût et une caméra s’éternisant parfois un peu trop.

Colin Firth est parfait dans le contre emploi, tout en retenu en parole mais bien plus démonstratif en acte. Taron Egerton s’en sort pas trop mal étant entouré par quelques pointures du cinéma, Michael caine, Mark Strong et le méchant de service Samuel L. Jackson. Ce dernier est à l’image du film, déjanté, et vaut une prestation qui peut soit agacé ou séduire pour peu que l’on baigne dans l’univers geek.

Matthew Vaughn est devenu en quelques films bankable, pour un investissement « raisonnable » de 81 millions de dollars, il engendre près de 400 millions de recettes. L’accueil en France est plutôt flatteur avec + d’1,6 million de spectateurs.

Au final Kingsman, en jouant les trouble-fêtes dans le monde lisse des super-héros, donne un sacré coup de fraîcheur en faisant un bien fou. Malgré quelques petits défauts, cet ovni pourrait bien devenir un film culte au vu des productions actuelles. Un film à redécouvrir de toute urgence !


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.40 et non 1.85 comme indiqué sur la jaquette. - compatible 4/3 - Disque 47,69 Go dont 35.56 pour le film.

Avis : Dès le générique et ces missiles qui font jaillir les caractères, la précision chirurgicale s’affiche. La palette colorimétrique est d’une grande richesse et pour la seconde partie du film quelle chaleur ! On apprécie également le contraste et la gestion des noirs, bref une copie splendide.

[ Voir le Top Image pour ce DVD ]


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Anglais DTS HD Master Audio 7.1 - Français, Espagnol, Italien, Allemand DTS 5.1 768 Kbps
Sous-Titres : Anglais, Français, Allemand, Danois, Néerlandais, Finnois, Italien, Norvégien, Suédois, Hindi

Avis : Toujours à l’actif du générique on est impressionné par la trajectoire de ces missiles qui nous arrivent de derrière. La VO propose un formidable 7.1 HD autant précis que dynamique, on savoure quelques tubes proposés dans la bande originale comme « Slave to Love » ou "Money for Nothing". Une fois de plus on rage devant cette VF DTS soldée même si le dynamisme et le doublage n’en souffrent pas trop.


L'Interactivité : 2.5/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film on dispose comme menu Lecture - Configuration - Recherche (36 chapitres) - Bonus


Les bonus :

Les bonus se partagent en 3 :

  • Le making of : Tout sur kingsman : services secrets (1h31mn41s) découpé en 6 modules

  • La formation d'un super espion - de la BD à l'écran (10'19) : L'entrée en matière est d'excellente facture avec Matthew Vaughn, Mark Millar et Jane Goldman. On y parle de l'adaptation, de ses modifications et d'une certaine vision de l'espionnage. Le réalisateur revient sur les changements notamment sur le massacre dans l'église au lieu du mariage. On a même droit aux commentaires de Samuel L jackson et Michael caine, dépourvu de la moindre promo. C'est très habilement monté, richement filmé et surtout d'un intérêt majeur.

  • Héros et voyous (23'09) : Pour résumer ce reportage des personnages : Quel bonheur ! Cela fait un bien fou de pouvoir entendre des acteurs parler de leur rôle avec une telle simplicité. Que ce soit Colin firth, tout de suite pressenti par le réalisateur, qui aime se retrouver en sandwich générationnel entre Michael Caine et Taron Egerton, ou pour ce dernier qui n'arrive pas à réaliser pendant ce bonus qu'il reste un total inconnu dans la production cinématographique et pourtant 4 000 copies vont être distribuées. Pour Samuel L Jackson, on découvre étant jeune qu'il avait ce défaut de zozoter. quelques anecdotes sont bien sur racontées, Michael Caine avait pour habitude une fois le mot "coupez" de raconter quelques histoires de sa vie, ici il nous site surtout une petite citation: "quand on est jeune on a la fille, quand on a mon âge le rôle !" On continue avec le casting, Mark Strong, Mark Hammill, Sofia Boutella plus conventionnels, mais on savoure la mise en image comme l'entraînement de cette dernière en fondu avec les effets. 23 minutes consacrées au casting frise le tour de force surtout avec si peu de complaisance et promotion.

  • Matthew Vaughn : un style bien à lui (10'49) : On est partagé sur ce sujet, car 10 minutes de complaisance de la part de l'équipe, c'est un peu long. Mais derrière cela, les images de tournage viennent heureusement alléger quelque peu l'ensemble, comme celles de la post production. On reste un peu déçu malgré tout vu la qualité des 2 premiers.

  • Les armes et les gadgets (15'21) : revue de détail de l'armada d'objets en tout genre utilisés pour le film. La grande méticulosité du réalisateur est décrite, au point de mettre des relevés bancaires sur un bureau invisible pour le spectateur. Les parapluies, stylos, décors de taxi, les armes (+ de 200) sont minutieusement montrées et on termine par les costumes largement aussi détaillés.

  • Un montage choc (17'27) : Place à l'action et au montage qui passe par de longues préparations et entraînements. On découvre que la scène du bar a entièrement été faite par des cascadeurs en préproduction, afin de pouvoir avoir les meilleurs angles. Cette même scène une fois tournée par les acteurs sera refaite le dernier jour du tournage afin d'intégrer un plan large pour rassasier la méticulosité du réalisateur. Cela nous permet au passage de découvrir, que le saut périlleux arrière effectué par un des acteurs n'est pas réalisé grâce à des câbles mais par un cascadeur en tenue verte. Il y a ensuite la scène du dortoir sous l'eau, un véritable cauchemar pour le réalisateur puisqu'il va perdre au passage 2 caméras, et les éléments mécaniques ne répondant pas vraiment à sa demande, vont amener son lot d'adrénaline et de prises de risques pour l'équipe. D'une durée prévue de 4 jours, le tournage de cette scène va en prendre 11 du fait de sa réécriture. On termine par la séquence culte de l'église qui demandera 7 jours de tournage. Ici l'illusion est de faire croire à un long plan séquence, l'astuce se faisant par des personnages passant rapidement devant la caméra, c'est très clairement expliqué par le monteur Eddie Hamilton. Un sujet passionnant qui passe à la vitesse éclair

  • La BD qui inspira le film (15'09) : Un petit quart d'heure qui devrait ravir les amateurs de BD, on y voit en fait les prémices d'une collaboration entre Dave Gibbons et son légendaire "Watchmen" et Mark Millar, fan inconditionnel qui fera 4 heures de queue pour avoir ses 15 secondes de dédicace. Un peu plus tard, il proposera au dessinateur d'unir leurs talents, ce qui sera poliment refusé, il faudra attendre un peu plus pour voir cette union. Par la suite, la BD est savamment décrite, l'idée étant de faire un pur produit britannique sortant des sentiers battus américains. On découvrira au 2/3 du reportage que le personnage de Mark Hammill était vraiment dans la BD celui de l'acteur, c'est même la veille de la publication de la BD que Millar obtiendra par téléphone l'autorisation de son image. Encore un sujet qui se suit avec gourmandise.

  • Ce making of de 1h30 est tout à fait passionnant, en dehors du module concernant le réalisateur, car il s'appuie essentiellement d'images du tournage et non de scènes du film comme on peut le voir souvent. Il reste dans l'esprit BD avec une touche très graphique.

  • On dispose ensuite de 3 Galeries photos
  • Les coulisses
  • Les maquettes
  • les décors

  • On termine par la bande annonce


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    On dispose d'un boîtier amaray traditionnel, avec pour visuel les principaux protagonistes, le générique faisant la part belle aux têtes d'affiche. Le verso propose une ergonomie sans faille dans sa structure, photos, synopsis, détail des bonus, très bonne lisibilité pour la partie technique, sauf… 2 détails qui interpellent. Tout d'abord une importance et non des moindres, la présence des commentaires du réalisateur … aux abonnés absents. Je les cherche toujours ou alors je ne suis vraiment pas dégourdi. Enfin pour les puristes, le format indiqué de 1.85 se révèle en fait être un 2.4.



    La sérigraphie

    Une sérigraphie plutôt soft, avec juste l'emblème du K symbolisant l'agence. Les logos se partagent l'espace et ont tendance à alourdir le visuel, notamment avec le titre qui reprend inutilement les mêmes références que la jaquette. Ce n'est pas franchement une réussite.


    Note Finale : (16.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 12/11/2015 à 19:18 par nicofeel : Merci pour cette loupe. Je te rejoins globalement dans ton avis sur le film. Pour moi, Kingsman vaut vraiment le coup. Un film, comme tu dis, déjanté dans le bon sens du terme.
    - le 12/11/2015 à 13:02 par surfeur51 : Oui, mais tu as écrit "Si vous avez aimé Kick-Ass"... Ce qui n'est pas vraiment mon cas. Pris au premier degré j'ai trouvé une violence gratuite sur un scénario inexistant, et pris au second degré, un film très lourdingue... alors...
    - le 12/11/2015 à 10:56 par montana62 : Tu sembles avoir apprécié 300, roman graphique très esthétique, mais tout aussi déjanté dans sa narration malgré le côté historique et sans doute plus saignant que kingsman . Ce choc des cultures, le flegme british au monde geek, accouche d'un plaisir visuel féroce et jubilatoire qui sort enfin des sentiers battus. Laisse toi tenter, c'est vraiment un conseil...
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