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DVD A LA LOUPE


REVIENS-MOI

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Reviens-moi DVD sorti le 05/08/2008


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : StudioCanal
Distributeur :
Universal StudioCanal Vidéo

Date de sortie en salle : 9 janvier 2008
Nombre d'entrées : 295 000 env.

Durée du film : 1 h 57 min.

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Nombre de visites :
3736


   

Le Film : 9/10

Résumé : Août 1935. Quand la jeune Briony, âgée de treize ans, surprend sa sœur aînée Cécilia dans les bras de Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve face aux désirs des adultes va provoquer une tragédie et marquer à jamais le destin du jeune homme.

Avis : Dans la grande tradition des tragédies romantiques et des amours impossibles, le jeune réalisateur Joe Wright adapte au cinéma le roman à succès de Ian McEwan, publié en 2001 sous le titre "Atonement" ("Expiation"). Au delà d'une photographie somptueuse, ce film, présenté en ouverture de la Mostra de Venise 2007, se caractérise par une lecture des évènements à plusieurs niveaux, avec des scènes reprises deux fois, des retours en arrière nombreux, mais le montage, fidèle au roman, se laisse regarder facilement, sans faire perdre au spectateur le fil de l'histoire. Ce montage particulier permet aussi le twist final qui conduit à quitter un film dramatique sur une touche plus joyeuse.

La famille Tallis vit avec une certaine insouciance dans une grande demeure victorienne de l'Angleterre de l'entre deux guerres. Briony, la fille cadette, est passionnée de littérature et rêve de devenir romancière. Sa grande sœur Cécilia (Keira Knightley) termine ses études et est secrètement amoureuse de Robbie (James McAvoy), le fils d'une domestique. Un soir, Briony surprend les deux amants dans la bibliothèque familiale, et quand, la nuit suivante, sa cousine Lola est victime d'un viol, Briony, qui a aperçu le coupable, se persuade qu'elle a reconnu Robbie. Envoyé en prison sur le seul témoignage de la jeune fille, Robbie est libéré quatre ans plus tard à condition de rejoindre l'armée, et il se retrouve pris dans la gigantesque débâcle de Dunkerque, avec la volonté farouche de rejoindre Cécilia qui n'a cessé de l'attendre… Le film est très intimiste, et si une bonne partie du scénario se passe à Dunkerque, on ne voit de fait aucune action militaire spectaculaire, juste le quotidien de soldats pris dans une nasse. L'autre aspect de la guerre, montré sans fioritures, est le monde des hôpitaux surchargés, où un personnel débordé mais dévoué tente de soigner les blessés les plus graves et d'apporter du réconfort aux mourants. Cécilia et Briony sont toutes deux infirmières, les deux sœurs s'étant pourtant perdues de vue après la dénonciation calomnieuse de la plus jeune, qui a brisé le cœur de l'autre. Briony, consciente de son erreur irréparable, va tenter de renouer le contact…

Le scénario de Christopher Hampton est très proche du roman, et vaut plus par la structure de narration que par les dialogues, les caractères des personnages étant souvent étudiés derrière des expressions et des non-dits, plus que par des explicitations directes. Le jeu des acteurs est toujours juste, à commencer par James McAvoy qui porte tout le film, dans un rôle tragique et émouvant. Le personnage de Briony est interprété successivement par trois actrices : Saoirse Ronan à l'âge de treize ans, la jeune actrice, brillante et prometteuse, marquant la première partie du film, puis Romola Garai, l'infirmière de 18 ans, et enfin Vanessa Redgrave, à la fin de sa vie, quand elle est devenue, de nos jours, une romancière reconnue. Un travail sur la coupe de cheveux des actrices, le style de leurs vêtements, et un grain de beauté sur la joue, donnent une bonne continuité au personnage. Paradoxalement, c'est l'actrice la plus en vedette sur l'affiche, Keira Knightley, qui a le rôle le plus effacé parmi les personnages principaux, et même si l'actrice illumine le film de sa beauté et si son jeu est sans reproches, Cécilia apparaît comme assez transparente et son rôle, passif.

Dans la lignée de son film précédent, "Orgueil et préjugés", Joe Wright réalise un film brillant, à l'esthétisme léché, tant du point de vue de la photographie, exceptionnelle, que des décors et des costumes (voir la très belle garde-robe de Knightley…), le tout étant souligné par une musique emphatique et souvent bouleversante de Dario Marianelli, qui sera d'ailleurs oscarisée. On soulignera que la retraite de Dunkerque a été filmée en décors reconstitués (sur la plage de Redcar en Angleterre) avec des milliers de figurants, donnant une grande authenticité à cet épisode tragique. Plus destiné à faire pleurer dans les chaumières qu'à distraire quand on a le cafard, ce beau film évite néanmoins les effets de mélo pathétique, et devrait plaire à tous ceux qui s'intéressent à la nature humaine, ses grands sentiments et ses petites mesquineries, avec son cortège de joies et de drames.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.85:1

Avis : L'image rend bien les couleurs riches et lumineuses d'un été caniculaire, tout comme la grisaille triste de la plage de Dunkerque. Les contrastes sont parfaitement gérés, et la définition est très bonne, un léger grain de pellicule donnant de la douceur à la très belle photographie de Seamus McGarvey, qui joue beaucoup sur les lumières. La compression est quasi invisible. Un sans faute technique digne des images somptueuses du film.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en Français et en Anglais - Sous-titres : Français, imposés sur la VO.

Avis : La bande son utilise bien toutes les enceintes pour donner beaucoup de relief aux bruitages, très travaillés. A noter que le caisson de basses est utilisé sans modération, alors qu'il n'y a que peu de scènes spectaculaires, le but étant de souligner l'aspect dramatique de la partition musicale de Marianelli. Les dialogues sont clairs, et il y a peu de différence technique entre VO et VF.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Les menus sont animés et sonorisés. Le film est découpé en 20 chapitres, et il faut repasser par le menu pour passer de la VF à la VOst ou aux commentaires, le point de lecture étant conservé.


Les bonus :

Des bonus d'un bon niveau pour une édition à un disque, et dont la quantité ne nuit pas à la qualité technique du film.

  • Commentaires du réalisateur, en VOst. Sans être inintéressants, ces propos sont un peu décevants car très liés à ce qui se passe à l'écran sans trop rapporter d'anecdotes. De plus le réalisateur s'interrompt souvent, la quantité d'information en étant réduite d'autant. Par contre on appréciera sa franchise et l'esprit critique sur son propre travail.
  • Film annonce en 16/9, VF et VOst
  • Du roman à l'écran : documentaire de 5 minutes en 16/9 VOst, où plusieurs intervenants donnent leur point de vue sur l'adaptation à l'écran du roman original de Ian McEwan, lequel est d'ailleurs devenu un des producteurs du film.
  • Making de 26 minutes en 16/9 VOst, de structure très classique, avec un enchaînement d'interviews, d'extraits du film et d'images de tournage. Un peu promotionnel, ce documentaire montre néanmoins assez bien l'ambiance du tournage et se focalise sur quelques thèmes, comme les lieux, la maison des Tallis, la plage de Dunkerque et les hôpitaux.
  • Sept scènes coupées montées bout à bout pour un total de 7 minutes, en 4/3 VOst (format cinéma respecté), avec ou sans commentaires du réalisateur.
  • Jean-Yves Thibaudet, un virtuose au cinéma : interview téléphonique de 12 minutes du pianiste qui évoque la musique sur fond d'extraits du film (16/9 VF)

  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray transparent, sans que soit utilisée la possibilité d'imprimer la liste des chapitres au verso de la jaquette. Le visuel se distingue assez nettement de l'affiche du film, tout en en reprenant les différents éléments, mais montés différemment.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend le visuel de la jaquette, avec une impression de qualité qui comprend le rond central. Les logos et les minuscules textes légaux apparaissent comme très discrets.


    Note Finale : (17/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 15/08/2008 à 09:44 par jean-michel : ah oui! le "messager" un film de toute beauté et très émouvant!!
    - le 13/08/2008 à 10:56 par maximus : excellent film. J'ai notamment été bluffé par le superbe plan séquence vers la fin du film. Dire que je m'attendais à un film cucu :)
    - le 11/08/2008 à 09:05 par nicofeel : Intéressante critique. J'ajouterai que le film est manifestement influencé par Le messager de Joseph Losey. Je te conseille ce film (si tu ne l'as pas déjà vu), qui est uniquement disponible dans le coffret Losey en DVD.
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