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CRITIQUE DVD


ERICH VON STROHEIM MYSTERIEUX




Titre : Erich von Stroheim mystérieux

Version : Française
Auteur de la critique : flo001fg
Date de la critique : 30/09/2012

Cette critique a été visitée 612 fois. Aide

 

Editeur : Artus Films
Année de sortie au cinéma : 1935
Date de sortie du DVD : 03/07/2012
Durée du film : 314 minutes


Résumé : Eric Oswald Stroheim, dit Erich Von Stroheim, fut, sans conteste, l’un des plus grands réalisateurs de cinéma muet. Billy Wilder lui avait même dit « Vous aviez 10 ans d’avance ». Alors que les producteurs redoutent ses tournages excessifs et censurés, il ne croit pas au parlant et abandonne sa carrière de réalisateur pour se consacrer à celle d’acteur. Son charisme mystérieux et aristocratique va servir de nombreux films, L’alib, Les disparus de St Agil, et il vêtira de nombreuses fois son uniforme d’officier allemand et son éternel monocle, La grande illusion. Erich Von Stroheim ne pouvait pas se tenir éloigné du cinéma fantastique. The lady and the monster, dont un remake « Donovan’s brain », écrit par Curt Siodmak sortira 9 ans plus tard, utilise les thèmes de la science et du gothique, tel « La fiancée de Frankenstein ». The crime of Dr Crespi s’inspire d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe, le poète du macabre. The mask of Diijon et The great Gabbo se déroulent dans l’univers du spectacle et du bizarre, ambiance magique et mystérieuse que n’aurait pas renié Tod Browning. Retrouvez l’inquiétant Erich Von Stroheim dans 4 de ses meilleurs films fantastiques.
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Avis Artistique
Avis sur le film :   (6/10)

The lady and the monster : 7/10

Artus films continue à un rythme régulier à nous offrir des oeuvres rares souvent méconnues comme ce "La Femme et le Monstre", mettant en scène l'acteur/réalisateur et romancier Erich von Stroheim ("La Grande Illusion", "Les Disparus de Saint-Agil", "Boulevard du crépuscule"), personnage au faciès fort reconnaissable.
Malgré le poids des années, "The Lady and The Monster" réalisé par George Sherman ("À l'abordage", "Le Trésor de Pancho Villa", "Big Jake") est un thriller fantastique toujours captivant, grâce un rythme soutenu et surtout à l'interprétation de Erich von Stroheim, acteur charismatique plutôt inquiétant et à celle de Richard Arlen ("Sur la piste des Apaches", "Alice au pays des merveilles", "L'île du docteur Moreau") qui va se révéler être assez étonnant au fur et à mesure du film alors qu'il pouvait paraître assez insignifiant au début de celui-ci. L'intrigue, si elle est relativement simple, classique et déjà-vu, est suffisamment intrigante et bien écrite pour nous tenir en haleine jusqu'au bout et nous faire croire à cette histoire pourtant invraisemblable de cerveau communiquant avec un être humain par télépathie. D’ailleurs, son côté déjà-vu n’est évidemment pour nous pas étonnant, puisque le scénario s’inspire de la nouvelle de Curt Siodmak, "Donovan's Brain" qui sera par la suite adapté à plusieurs reprises. La romance entre Janice interprétée par Vera Ralston ("Le bagarreur du Kentucky", "La naufragée", "Dakota") et le docteur Patrick Cory joué par Richard Arlen, sera finalement très secondaire et prétexte essentiellement à attiser la jalousie possessive du professeur Franz Mueller incarné par Erich von Stroheim et à montrer le changement de comportement du docteur Cory même vis-à-vis de sa bien-aimée. Le titre "The Lady and the Monster" et les affiches du film sont d'ailleurs assez racoleurs et pas très représentatifs du film, car il n'y a pas réellement de monstre ici, du moins au sens littéral du terme. Le film est entrecoupé à plusieurs reprises d’une voix off assez bien venue, donnant une ambiance particulière à ce long-métrage, aidée par une musique simple mais entêtante, des cadrages et des éclairages oppressants et des décors parfois étonnants comme cette bâtisse appelée ici le château, qui y ressemble d’ailleurs beaucoup et qui donne au film un certain cachet.
Sans prétendre être un chef d’œuvre, ce film est tout de même une sympathique découverte qui mérite amplement votre attention.

The mask of Diijon : 6/10

Petite série B assez sympathique valant principalement pour la présence de son acteur vedette, "The mask of Diijon" se laisse voir, même s'il ne marquera pas probablement les esprits durablement...
Ce long-métrage, construit essentiellement autour de Erich Von Stroheim ("La Grande Illusion", "Les Disparus de Saint-Agil", "Boulevard du crépuscule"), met en scène un ancien magicien à succès, insatisfait de ses anciens numéros et qui ne conçoit pas de revenir sur le devant de la scène avant de maîtriser parfaitement l'hypnose, technique pour lequel il se passionne et qu'il compte exploiter pour ses futurs shows. Hors l'homme étant perfectionniste, il retarde constamment son retour, malgré les demandes répétées de sa femme, qui a beaucoup plus les pieds sur terre et qui essaye de sortir le couple des difficultés financières dans lesquelles il est tombé en raison de l'inactivité du magicien. Malheureusement, il faudra attendre que celui-ci soupçonne sa femme d'adultère pour qu'il réagisse... Alors quand sa femme le quitte, après s'être fait humilié lors de l'échec de son nouveau numéro au cours d'un spectacle organisé par l'homme qu'il soupçonne d'être son amant, Diijon va sombrer dans la folie et utiliser son talent d'hypnotiseur à des fins meurtrières, allant même jusqu'à se servir de sa femme pour qu'elle tire sur le supposé amant! Même si le film souffre de quelques longueurs, il réserve tout de même quelques beaux moments, notamment lorsque celui-ci lorgne vers le film d'horreur gothique. La mise en scène de Lew Landers ("Le corbeau", "The return of the vampire", "Captain Kidd and the Slave Girl") tient bien la route, la dernière partie du film est d'ailleurs très bien orchestrée et est même assez haletante, même si celui-ci a tout de même pas mal vieilli... Erich Von Stroheim tient parfaitement son rôle et monopolise quasiment toute l'attention, même si les autres acteurs sont assez bien castés et sont plutôt convaincants dans leurs rôles respectifs, Jeanne Bates ("Eraserhead", "Mulholland drive") notamment est suffisamment jolie, mais pas de trop pour être parfaitement crédible auprès de ce mari talentueux, mais tout de même au physique guère attrayant... Quant à William Wright ("Au carrefour du siècle", "L'héritière de la jungle"), il campe un bellâtre parfait et est suffisamment en retrait pour ne pas faire d'ombre à la vedette du film...
Malgré le poids des années (le film a été tourné en 1945), "The mask of Diijon" reste tout à fait recommandable et bénéficie même d'un charme rétro en bonus.

The great Gabbo : 4/10

Pour son premier film parlant, Eric von Stroheim ("La Veuve joyeuse", "Les Disparus de Saint-Agil", " Queen Kelly") nous offre une interprétation mémorable d'un ventriloque, imbu de sa personne, autoritaire et même tyrannique, malheureusement le film malgré une durée somme toute normale, souffrira de passages musicaux excessivement longs et assez ennuyants.
Réalisé par James Cruze ("La Caravane vers l'Ouest", " Si j'avais un million"), "The great Gabbo" date de 1929 et fait évidemment très daté, mais il n'est toutefois pas dénué d'intérêt, principalement grâce à Eric von Stroheim, qui se voit ici offrir un rôle qui lui correspond parfaitement (Il faut dire que même s'il n'est pas crédité, l'acteur a pourtant co-réalisé le film!). Comme dans de nombreux films de l'acteur, celui-ci interprète un personnage antipathique, auquel comme toujours on s'attachera à notre grande surprise... Pourtant, il n'y a à priori pas grand chose à sauver dans ce personnage! D'ailleurs, dès le départ, on se dit qu'il mérite bien son sort tellement il est odieux avec son assistante. En même temps, on est tout de suite fasciné par ce curieux personnage entretenant une relation fusionnelle avec sa marionnette. Une relation à la limite de la folie! La marionnette est d'ailleurs un des protagonistes les plus importants du film, Gabbo la faisant vivre de façon très convaincante et même parfois de façon inquiétante. Ce personnage donne par ailleurs un côté limite fantastique au film, puisque régulièrement on se demande comment celui-ci peut s'animer, même si on voit par moments la commande reliée par un cordon à la poupée. Dans le rôle de Mary, Betty Compson ("In the Dark", "Woman to Woman", "Les Damnés de l'océan", "Strange Cargo") est parfaite, à la fois soumise au départ, puis compatissante, voir ambiguë par la suite lorsque Gabbo lui demandera de revenir, alors qu'elle a trouvé l'amour et un autre emploi auprès de Frank, joué par Donald Douglas ("Sabotage", "Sergent York", "Gilda") dont le physique est autrement plus attrayant que l'acteur d'origine austro-hongroise. Le film présente un certain attrait surtout dans sa première partie, mais malheureusement les nombreux passages musicaux illustrant diverses parties du spectacle final, sont beaucoup trop longs et même parfois carrément inutiles et finissent par lasser le spectateur. On a l'impression d'ailleurs que ces passages sont là pour combler le vide. Le film aurait en effet mérité d'être raccourci d'une bonne vingtaine de minutes au moins! Heureusement, les dernières scènes, lorsque Gabbo sombre dans la folie, sauve un peu l'ensemble gâché par ces longueurs. On notera que quelque soit les copies des diverses éditions proposant ce film, celui-ci nous ait présenté qu'en noir et blanc, alors qu'à l'origine, certains passages étaient en Multicolor, malheureusement cette première version semble définitivement perdue...
Même si "Gabbo le ventriloque" n'est pas inintéressant, il reste principalement destiné aux inconditionnels de Erich Von Stroheim, qui est, une fois de plus, excellent, car autrement il faut tout de même s'armer de courage pour ne pas s'endormir!

The crime of Dr Crespi : 7/10

Librement adapté de "L’Enterré vivant" d'Edgar Allan Poe, "The Crime of Doctor Crespi" reste malgré le poids des années et un budget de toutes évidences limité, une œuvre distrayante, servie par l'excellente interprétation de Erich von Stroheim ("La cible vivante", "L'étoile du Nord", "La grande illusion"), mais aussi par son humour noir et une photographie rappelant par moments l'expressionnisme allemand.
Réalisé par John H. Auer ("Les Bas-fonds d'Hawaï", "Les Diables de l'Oklahoma"), cette adaptation est dans l'ensemble assez réussie et cela à plus d'un titre. Tout d'abord évidemment grâce à la prestance de son acteur vedette qui est ici assez incroyable, tour à tour inquiétant, malicieux, tyrannique, voir sadique... Il y est pour beaucoup dans la réussite du film et malgré son côté volontairement antipathique, il arrive à attirer la sympathie du spectateur. Quel délice de voir ses diverses mimiques! Les autres acteurs sont pour la plus part assez quelconque, mais plutôt bien choisis, en particulier les autres médecins, car eux n'attirent pas vraiment la sympathie et permettent donc d'orienter celle-ci vers notre antipathique héros. On notera tout de même la présence de Dwight Frye ("Dracula", "Frankenstein") dans le rôle du docteur Thomas, acteur ayant beaucoup tourné dans les films fantastiques de l'époque. La mise en scène est très souvent très classique et peu mise en valeur par des décors assez pauvres et souvent minimalistes, mais par moments, le réalisateur fait preuve d'éclairs de génie, en versant dans un style proche du "Nosferatu" de Friedrich W. Murnau. Le réalisateur use en revanche d'un humour parfois un peu lourd et souvent inutile. Il touche par contre plus facilement sa cible lorsqu'il use d'humour noir, car c'est en grande partie cet humour qui rend Stroheim attachant.
Sans être un chef d’œuvre, "The Crime of Doctor Crespi" nous fait tout de même passé un agréable moment et certaines images de cette petite série B resteront à coup sûr dans les mémoires.


 
Avis Technique
Avis sur l'image :   (1.5/3) Avis sur le son :   (1.5/3)

L'image sur l'ensemble des films comporte pas mal de petits défauts, mais cela reste très convenable pour des films de cette époque ( cela va de 1929 à 1946!). Les films sont présentés au format 1.33, 4/3.

Malgré quelques défauts, le son est dans l'ensemble très correct pour l'ensemble des films. Chacun est présenté en version originale en anglais avec sous-titres français optionnels.

Avis sur les bonus & l'interactivité :   (0.5/3) Avis sur les visuels :   (1/1)

Chaque film est accompagné d'un diaporama, sauf "The crime of Dr Crespi". Un petit documentaire sur le personnage aurait été la bienvenue... Dommage!

Joli digipack double DVD avec sur-étui, accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. Sérigraphies sans grand intérêt.


Note finale :

  (10.5/20)


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