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CRITIQUE DVD


BONS BAISERS DE RUSSIE - ULTIMATE EDITION / 2 DVD



Jaquette H.R.


Titre : Bons baisers de Russie - Ultimate edition / 2 DVD

Version : Française
Auteur de la critique : DVDpasCher
Date de la critique : 18/03/2008

Cette critique a été visitée 975 fois. Aide

 

Editeur : MGM
Année de sortie au cinéma : 1962
Date de sortie du DVD : 08/11/2006
Durée du film : 116 minutes
Acteurs: Sean Connery


Résumé : James Bond affronte Kleb, une femme colonel soviétique qui travaille pour le SPECTRE, une dangereuse organisation terroriste internationale...
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Avis Artistique
Avis sur le film :   (6.5/10)

Venise. Kronsteen, grand champion d'échecs et membre du Spectre, a été chargé par Blofeld de rallumer la guerre froide entre l'Est et l'Ouest. Avec l'aide de Rosa Klebb, ex-chef des services secrets soviétiques, il a mis au point une stratégie qui passe par Istanbul et le vol du nouveau lecteur de déchiffrement soviétique. Persuadé que les britanniques vont mordre à l'hameçon et qu'ils vont envoyer sur place James Bond, il charge Klebb de recruter une jeune femme au sein du consulat russe, dont le rôle sera de séduire Bond, de l'aider à s'emparer du lecteur et de le livrer à un redoutable
tueur.

Avec « Bons baisers de Russie », l’action est à son comble ! Voilà ce que nous promet la jaquette de cette seconde aventure de James Bond au cinéma. Le succès du premier opus a été méritoire et appelait donc une suite, ce qui ne se démentira pas pendant les 20 années à venir (Goldfinger était d’ores et déjà en chantier alors que ce From Russia with love venait à peine d’entamer sa phase d’exploitation, dixit le fameux message de générique de fin : Bond Reviendra dans une nouvelle aventure : Goldfinger. Recette marketing efficace s’il en est puisque permettant de doper à l’avance les ventes du roman éponyme).

Mais Bond doit prolonger le plaisir et qui dit suite dit surenchère. Les moyens tout d’abord sont beaucoup plus important. Dr No (qui est astucieusement cité dans le film , permettant d’établir un pont plaisant entre les deux épisodes) possédait pour lui une unité de lieu géographique dans la Jamaïque et sincèrement, à part quelques plans sur la lagune, le labo de Dr No (100 000 $ à l’époque pour un seul plateau ! Fallait il que Cubby Broccoli et son acolyte croit dans le projet) et l’hôtel restaurant sont les seuls décors dans lesquels évolue Bond (les bureaux de M et de Money Penny ne sont pas pris en compte dans cet inventaire, puisqu’ils seront amortis largement dans les films suivants).

Bons baisers de Russie place donc la barre plus haut. Londres, Istanbul, le camp de bohémiens, le château où Bond meurt dans l’introduction, les fondations de Constantin, La grande Mosquée, le train, Zagreb et j’en passe… Bond pose les jalons du film d’espionnage qui doit fatalement rimer avec voyage (même partiel) autour du monde. Dépaysement garanti pour le spectateur.
Le traitement de l’action est effectivement plus nerveux à l’écran … pour peu qu’elle soit lisible ! Mise à part l’introduction et le camp gitan, il faut attendre la dernière partie du film pour avoir son quota d’adrénaline via le train et la course de bateau. Evidemment, la pyrotechnie et les scènes exiguës servent à merveille la trame du récit et donnent de l’envergure à 007. La scène où celui-ci se retrouve à genoux devant l’agent du spectre est en soi remarquable car sans aucun effet, si ce n’est celui du jeu d’acteur et de la mise en scène, le suspense parvient à être entretenu sans aucune faille.

Le Spectre justement… Ce deuxième épisode en pose les fondations réelles. A peine évoqué dans Dr No, on peut ici se rendre compte que l’organisation criminelle n’a rien à envier au MI6 : quartier général, camp d’entraînement, agents surentraînés (et sélectionnés dans le caviar de ce que proposait alors la guerre froide : anciens chefs de sections dans le kgb et consort) , armes de tout calibre, le tout orchestré de main de maître par n°1. Parallèle d’ailleurs intéressant avec les codifications mêmes des agents britanniques. Plus manichéen, on ne trouve pas.

N°1 justement est astucieusement présenté. Dans Dr No, le Spectre était simplement évoqué. Dans Bons baisers de Russie, il est présenté dans son contexte physique, mais pas via son chef suprême dont on ne peut voir que les cheveux, le chat et la bague. Mise en abîme intéressante quand on y réfléchit avec la présentation même de Bond dans le film précédent, établie de la même manière (les cartes remplaçant évidemment le chat). La Franchise a trouvé son good guy et en a établi le portrait dans le 1er opus, elle assume son bad guy et distille quelques infos intéressantes à son sujet dans le 2nd. Le spectateur en sera du moins pour ses frais quand à l’identité propre de n°1 avec Goldfinger, le spectre n’apparaissant pas dans l’épisode 3.
Ce Bons baisers de Russie est également novateur, car il est le premier à proposer une séquence d’ouverture calée entre le barrel logo et le générique. Pour les néophytes qui découvrent la saga à l’époque, le coup de bluff , même s’il ne dure que quelques secondes, devait être sensationnel avec cette mort orchestrée de Bond. Peut être pas aussi traumatisant que la mort de Spock dans l’opus des aventures ciné de l’Enterprise (je sais, il faut que je case des hommes en collants ou du Starfleet dans tout ce que j’écris… on est geek ou on ne l’est pas !) mais, la mise en scène était sacrément osée. Pour peu que cette bande ait pu se trouver dans les mains des journalistes à l’époque et cela aurait été un sacré coup de pub. Mais arrêtons la les extrapolations.

J’encense ce Bond mais celui-ci possède de nombreux défauts. L’intrigue en est le principal défaut. Si la dernière heure du film vaut vraiment son pesant d’or avec retournements de situation et actions savamment dosés, la première heure est quand à elle littéralement assommante. Bond n’apparaît qu’au bout de 20mn de film (!) et ce n’est pas franchement bien étudié. Autant, attendre 1h40 pour voir apparaître le Dr No dans son entier pouvait se justifier, afin de témoigner de son emprise sur le secteur et de la peur qu’il inspirait, autant là … cela reste discutable.

D’aucuns diront que ce délai est nécessaire pour mettre ne place les ressorts du scénario… je leur répondrai que cette première partie est constituée d’éléments n’ayant en apparence aucun lien entre eux. On passe du camp du Spectre au Mi6, en revenant sur la James Bond Girl de service puis sur un tournoi d’échec à priori juste là pour nous prouver que n°5 est quelqu’un de rusé et d’intelligent (la belle affaire, sinon, il n’aurait même pas de n° !). On passe ensuite sur Bond aux prises avec une jolie brune (qu’on en revoit plus) puis direction Istanbul et le camp de Gitans. L’action débute enfin ! Marrant de préciser au passage que sur toutes ces balles perdues, pas une seule n’atteint un cheval ni un âne…..

La seule chose qui permette réellement de s’accrocher reste alors la présence en arrière plan de l’équivalent Spectre de Bond, prototype même de l’aryen efficace et froid… ce qui rend d’autant plus appréciable sa prestation quand il se fait passer pour un agent du MI6 et qu’il se met à parler un anglais impeccable ! Mais à ce moment là, le film est déjà sur les rails (si je puis dire).

Au final, Bond finit avec la fille, les méchants sont tués (mention spéciale à Tania, qui confrontée à son supérieur agit en faveur de Bond, ce qui marque son passage définitif à l’Ouest (la morale est sauve) le tout en se débarrassant de l’infâme agent ayant abusé d’elle (dans tous les sens du terme : caresses, films enregistré, pression…. Belle ambiguïté) et le Mi6 a obtenu ce qu’il voulait.


Un bon cru donc, mais pas l’un des meilleurs, plutôt un brouillon du chef d’œuvre à venir : Goldfinger.
NB : et le Spectre dans tout ça, qui a-t-il pu punir de l’échec de n° 3 ?


 
Avis Technique
Avis sur l'image :   (2.5/3) Avis sur le son :   (3/3)

Format Vidéo : Ratio : 1.66 :1 compatible 4/3
Le procédé de restauration numérique LOWRY continue de faire des prouesses. Une fois de plus, la qualité d’image est optimale. Les couleurs sont éclatantes, les smokings arborent des noirs extrêmement profonds, une foultitude de détails jusqu’à alors ignorés dans les arrières plans apparaît comme par magie. Les premières scènes, lors de l’entraînement de Grant, sont incroyables. Bien que se déroulant de nuit, sans aucun autre éclairage que celui naturel de la Lune, les noirs sont d’une profondeur et d’une netteté stupéfiante. Pas de grain ou de bugs de compression. On pourrait réellement croire la scène tournée de nous jours avec de récents moyens techniques. Plus qu’un choc, un plaisir nouveau, une découverte saisissante. Pas trace du moindre artefact, pas un cheveu, pas une tâche (les nombreuses diffusions tv semblent se baser sur l’utilisation d’une vieille vhs en comparaison !). L’action est fluide, les décors sont enchanteurs (l’intérieur de la Mosquée comme le sous sol de Constantin par exemple). Du très grand spectacle ! Il est regrettable que les captures d’écran ne soient pas révélatrices du travail effectué par le studio de rénovation. A noter, un raccord saccadé (dans le train, avant la montée de Grant), d’où une note qui n’est pas maximale.


[ Voir le Top Image pour ce DVD ]

Dolby Digital 5.1 et dts en français,anglais - Sous-titres : anglais, français et arabe.
Tout comme pour l’image, découvrir un Bond aussi âgé dans de telles conditions relève du miracle, d’autant plus que , 5.1 comme dts, tout a été entrepris pour privilégier le confort d’écoute sans recourir au spectaculaire à tout prix. En résulte une clarté des dialogues encore inconnue, une musique nettoyé de tous les souffles vidéos présents sur l’ancienne édition et une ambiance sonore enveloppante sans jamais être étouffante. Le plaisir d’écoute avec un casque est également présent. Rien ne vous sera épargné, du moindre souffle au pas le plus anodin. Magnifique. On regrettera la présence d’un traitement THX (mais là, c’est pour chipoter….)

Avis sur les bonus & l'interactivité :   (2.5/3) Avis sur les visuels :   (1/1)

Le soin apporté aux menus de transition et de présentation a lui aussi été mûrement réfléchi. Terminé le lancement de la précédente édition, qui était inutile et bonjour de prime abord à une bande annonce générale de la saga présentant une collection « à l’image et au son inégalé en dvd ». On passe ensuite à de superbes menus animés, où sont présentes les silhouettes féminines caractéristiques et les gun et barrels logos. Le menu principal, sur fond de scènes clefs du film, propose un accès simplifié (avec des transitions elles aussi animées et différentes de surcroît avec le background musical de l’épisode) aux chapitres, bonus (commentaires) et réglages langues / sous titres (qui restent sélectionnables à la volée durant la lecture). Un travail de cohérence exemplaire.
Les bonus sont principalement présents sur le second disque (exceptés bien sûr les commentaires audio). L’interactivité est extrêmement riche, bien que certains modules soient discutables quand à leur utilité pour bien comprendre les enjeux de cette saga. Ils présentent :

  • (DVD 1-) Un commentaire audio du réalisateur (Terence Young) et de l’équipe du film : qui se révèle passionnant de par la richesse et la diversité des interventions

  • (DVD 2) Plusieurs interviews d’époque de Ian Flemming. Amusant mais sans plus. Ce module à néanmoins le mérite de faire intervenir directement l’écrivain. Mais pour portrait, on préfèrera la structure choisie pour rendre hommage à Terence Yonug dans Dr No

  • (DVD 2) Les coulisses de Bons Baisers de Russie : Making of de qualité permettant d’avoir un tour d’horizon complet du film dans ses moindres rouages.

  • (DVD 2 ) 007 – Compte rendu de mission : l’exemple type des modules inutiles qui reprennent simplement des extraits de films pour illustrer les femmes, les armes et autre Labo de Q . Du remplissage pur et simple.

  • (DVD 2) Harry Saltzman : le sens du spectacle – Un docu intéressant sur un des persos clefs de la licence.

  • (DVD 2 ) Bandes annonces, archives cinéma, Bond à la télévision et archives photos : le classique d’une telle édition.

  • Un livret collector de 8 pages qui fait un peu redondance avec les modules précités mais c’est toujours bon à prendre !




  • Issu de la fameuse mallette carton de Cdiscount, on se retrouve ici avec un boitier amaray classique double support avec au recto, une image emblématique du Bond de l’épisode (ici Connery en Smoking…même s’il n’arbore pas souvent ce costume dans l’épisode ) et en arrière plan une scène culte du dit opus (Ici, un montage fallacieux de la scène de l’hélicoptère qui apparaît bien plus spectaculaire que dans la réalité). Le titre est rejeté en haut de jaquette sur fond de scènes clefs, le processus est identique avec le logo de la collection , en bas de page.
    Le dos est beaucoup plus travaillé que l’ancienne collection et propose sur fond noir uni (ou presque puisqu’on devine le barrel logo) le logo MGM, le titre de la collection, le titre en lettre couleur feu, une photo de Bond reprenant celle du recto et le n° de la mission. Adieu donc au logo 007 découpé sur 20 dos de films, ce qui permet de ranger sa collec comme on le sent sans dénaturer sa dvdthèque. Pour ceux qui possèdent la valise, cela ne fait guère de différence.
    Le verso propose le résumé, un peu d’auto congralutation, 3 photos classiques issues du film, et l’ensemble des bonus sur deux colonnes. Les mentions légales et autres spécificités techniques sont rejetées dans la partie basse et offrent un ensemble simple et accessible.

    Le dvd de ce 007 est sobre et exemplaire. Rond central imprimé, mentions légales reportées dans la partie basse pour ne pas gêner la lisibilité générale, portrait noir et blanc de Bond selon l’acteur du moment. On appréciera la mise en valeur du titre dans des tons jaunes orangés et surtout le background caractéristique de la série avec l’intérieur du canon du pistolet du célèbre agent.
    Le dvd des bonus reprend la même charte avec la james bond girl du métrage.
    Excellent.
    Dommage que le logo anti copie soit toutefois aussi voyant.


    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note finale :

      (15.5/20)


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