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CRITIQUE DVD


DARK WATER




Titre : Dark water

Version : Française
Auteur de la critique : ROLLO TOMASI
Date de la critique : 21/05/2007

Cette critique a été visitée 554 fois. Aide

 

Editeur : StudioCanal
Année de sortie au cinéma : 2002
Date de sortie du DVD : 02/12/2003
Durée du film : 97 minutes


Résumé : Yoshimi Matsubara vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions difficiles, Ikuko, sa fille âgée de six ans. Pour améliorer leur quotidien, elle décide d'emménager dans un appartement plus grand. Mais une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres. Des bruits étranges retentissent à l'étage supérieur. Puis, du plafond, commence à tomber de l'eau, qui, lentement, envahit le domicile. Chaque goutte devient alors une bombe destinée à faire voler en éclats la vie fragile de Yoshimi. Celle-ci ne trouve pas de travail. Son mari souhaite récupérer la garde de l'enfant. Le concierge n'entreprend pas de réparations dans l'immeuble... Peu à peu, l'horreur s'installe. Et à mesure que l'existence de Yoshimi se dégrade, ses pires cauchemars prennent forme.
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Avis Artistique
Avis sur le film :   (10/10)

Le cinéaste japonais Hidéo Nakata avec " Dark water " s'impose après l'effrayant " Ring ", comme un maître du film d'horreur. Le cinéaste y appronfondit ici un de ses themes de prédilection développées dans l'oeuvre de Koji Suzuki ( dont est tiré le scénario de DARK WATER comme celui de RING ) à savoir l'exploitation de la peur à travers un objet familier du quotidien.
Dans RING le vecteur de la peur provient d'un écran de télévision - présent dans chaque foyer - qui devient une porte ouverte sur l'enfer. Dans DARK WATER c'est l'eau ( élément liquide indispensable à l'être humain ) qui véhicule la terreur. En fait Nakata obéïs à une règle élémentaire du genre, qu'il soit littéraire ou cinématographique : l'élément fantastique n'en sera que plus effrayant s'il est en rupture avec un environnement familier et réaliste.

Tout comme RING, DARK WATER se nourrit d'éléments typiques de la culture nippone - ici l'eau comme milieu fantômatique -. Toutefois, ici, on assiste à une certaine surenchère : pendant que l'eau est confinée au fond du puits lors du premier film, celle-ci ne cesse de déborder dans DARK WATER. La manifestation du fantôme devient active. L'eau dans laquelle baignent les âmes des morts inonde Tokyo, jusqu'à l'appartement de l'héroïne. Autres points communs entre les deux oeuvres : une certaine fascination pour le spectre, un regard désenchanté sur la solitude enfantine, une inclinaison pour les héroïnes malmenées au détriment des personnages masculins. En somme, un univers pour le moins torturé.

Ce qui témoigne d'une plus grande mâturité chez Nakata, c'est le regard qu'il porte à ses personnages : DARK WATER a des atours de drame horrifique humain, et est donc plus poignant qu'un pur film d'horreur. La famille nippone fait office de toile de fond qui s'étend peu à peu dans l'univers de l'heroïne. De la place ( ou non ) d'une femme condamnée au dévouement dans une société patriarcale, DARK WATER décrit le quotidien d'une femme qui se noie inéluctablement dans le sien. Entre sa quête d'un emploi, ses soucis liés à sa séparation, et sa peur permanente d'être une mauvaise mère, la jeune femme finit par perdre pied. L'eau qui traverse les murs est un compte à rebours pour cette jeune mère, une marée qui progresse, lui rappelant sans cesse qu'elle se rapproche de l'asphyxie.

Le film est ainsi construit en crescendo, de l'eau qui sommeille jusqu'au raz-de-marée final, sommet de frayeur et d'émotion.
En effet, les gouttes s'échappant de toute part, sont autant de larmes qui pleurent une enfance dévastée, autant de signes d'un ange funeste qui martelle son chagrin immense, qui manifeste une présence morbide. Nakata filme un monde encore vivant, mais qui est déjà gagné par la mort à l'intérieur d'un immeuble rongé par les spectres et désert, ou d'un ascenseur fantôme ( formidable utilisation encore une fois d'un élément quotidien devenant générateur de terreur ). A mesure que l'héroïne se perd dans un dédale de béton, DARK WATER se transforme peu à peu en un macabre ballet aquatique, où les enfants sont oubliés et où la libération et le salut se gagne par le renoncement.

Avec DARK WATER, Hidéo Nakata entame sa mutation : celle d'un faiseur talentueux en un auteur affirmé. D'ailleurs la critique ne s'y est pas trompée puisque DARK WATER a remporté le Grand prix du festival de cinéma fantastique de Gérardmer 2003, ainsi que le Prix de la critique internationale et le Prix du jury jeune.


 
Avis Technique
Avis sur l'image :   (2.5/3) Avis sur le son :   (2/3)

Excellent master. L'ambiance jaune-verdâtre est superbement rendue.

DD 5.1 VF & VO faisant honneur à la partition musicale du grand compositeur nippon Kenji Kawaï. Cependant préferez la VO sous-titrée, le doublage de la VF étant approximatif.

Avis sur les bonus & l'interactivité :   (2/3) Avis sur les visuels :   (0.5/1)

Bon travail de STUDIOCANAL qui nous permet de faire la connaissance de ce formidable cinéaste japonais consacré en 2003 à Gérardmer ( entretien, portrait, rencontre assez instructives ).
Dommage que le module sur le compositeur japonais Kenji Kawaï soit bien trop court. Une biographie de ses oeuvres aurait été la bienvenue.

Simple boitier très bien illustré ainsi que le disque.
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Note finale :

  (17/20)


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