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DVD A LA LOUPE


PSYCHOSE - LA COLLECTION HITCHCOCK

Lui écrire dam51

Psychose - La collection Hitchcock DVD sorti le 04/03/2003


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Universal Pictures Video
Distributeur :
Universal Pictures Video

Année de sortie en salle : 1960

Durée du film : 1 h 44 min.

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Nombre de visites :
3643


   

Le Film : 10/10

Résumé : Après avoir dérobé 40.000 dollars qu’elle devait déposer à la banque pour son patron, Marion Crane s’enfuit avec le souhait de mener une existence meilleure. La jeune femme s’arrête dans un motel tenu par le sympathique Norman Bates, un homme timide et réservé et qui doit supporter le caractère possessif de sa mère…

Avis : Réalisé en 1960, Psychose fut tourné par Alfred Hitchcock entre 2 chefs-d’œuvre du maître : La mort aux trousses et Les oiseaux. Adapté d’un roman de Robert Bloch qui s’inspira de faits réels, ce film est considéré à juste titre comme le meilleur de sir Alfred mais surtout comme un joyau du film d’angoisse et de suspense. En effet, même plus de 40 ans après sa sortie, Psychose reste un monument inégalé et inégalable.

Le sujet principal du film effraya la Paramount qui s’opposa au projet. Hitchcock décida alors de financer le film à hauteur de 60%. Ce film fit de lui un multi-millionnaire. Afin d’accentuer le suspense et de rendre plus impressionnant encore son film, il décida de le tourner en noir et blanc et avec une équipe réduite et inhabituelle par rapport à ses précédents films. Psychose (considéré par son auteur comme une « comédie macabre ») est, si l’on y regarde de plus près, un « petit » film : très peu de décors, très peu de personnages… Mais la maîtrise et le talent d’Hitchcock font la différence et donnent à ce film une puissance rare. Sa mise en scène est plutôt simple (beaucoup de champ contre-champ lors des scènes de dialogue, quelques gros plans) mais elle se révèle parfaite en tous points, sachant alterner les moments de calme relatif (le début, la discussion entre Crane et Bates dans le bureau…) et les moments de pure terreur.

Le casting du film est impressionnant : pour le rôle de Marion Crane, Hitchcock voulait une actrice très connue. Il jeta son dévolu sur Janet Leigh (mariée à Tony Curtis et mère de Jamie Lee Curtis) qui joue à la perfection son rôle. A ses côtés, on retrouve Vera Miles et Martin Balsam, eux aussi excellents. Mais le rôle qui marqua le plus les esprits est sans conteste celui de Norman Bates, interprété par Anthony Perkins. Sans doute le rôle de sa vie qui lui apporta la gloire et la notoriété du jour au lendemain. Il est tout simplement hallucinant dans le rôle de ce personnage tantôt sympathique tantôt démoniaque. Son regard est glaçant, sa prestance est impressionnante et le film ne serait pas ce qu’il est sans sa performance d’anthologie. Pour l’anecdote, Anthony Perkins fut orphelin de père à 5 ans tout comme le personnage de Norman Bates, ce qui lui a permis de rentrer parfaitement dans la peau de son personnage.

Psychose aborde les thèmes chers au réalisateur : tout d’abord, le voyeurisme sous toutes ses formes (déjà omniprésent dans Fenêtre sur cour, sorti 7 ans auparavant). Nous devenons autant voyeurs (la scène de la douche) que Norman Bates (qui regarde à travers un trou dans le mur). Ensuite, Hitchcock nous fait passer tantôt du côté de Marion Crane (on comprend pourquoi elle vole cet argent et on a de la peine pour elle) et du côté de Bates (on éprouve de la compassion pour lui qui vit seul avec sa mère). Et, une fois de plus, nos certitudes volent en éclats au fur et à mesure que le film avance. Enfin, la mort, chose omniprésente dans l’œuvre du réalisateur, est ici encore un des thèmes majeurs du film.

Le film est clairement divisé en 2 parties : la première partie, centrée sur le personnage de Marion Crane et sur ses péripéties, est la plus calme mais angoissante et très tendue. On suit son parcours jusqu’au fameux motel de Bates, lieu ô combien inquiétant (la maison de la famille Bates qui surplombe le motel fait immédiatement penser à une maison hantée). Le film bascule au bout de 45 minutes qui nous offre une des scènes les plus mémorables du septième art : le meurtre de Marion sous la douche. Cette scène, qui a nécessité 7 jours de tournage, est composé de pas moins de 70 plans de caméra (la scène dure 45 secondes) et fut entièrement storyboardée par le génial Saul Bass, qui nous a offert de nombreux génériques de légende (Psychose, Autopsie d’un meurtre…). Afin d’éviter la censure, Hitchcock ne montre aucun plan de sein ni de couteau planté dans le corps. Le résultat est sensationnel : tout est suggéré, ce qui rend la scène encore plus insoutenable. Et que serait cette scène sans la musique de Bernard Herrmann ? Ces violons stridents qui vous effraie même sans aucune image ? Cette bande originale est sans doute l’une des plus réussies des films d’Hitchcock. La réussite du film est due en grande partie à cette partition que l’on peut qualifier de chef-d’œuvre.

Pour conclure, on notera que Hitchcock aime les symboles : au début du film, Marion Crane porte des sous-vêtements blancs, couleur de pureté et d’innocence. Après le vol et avant le meurtre, elle porte des sous-vêtements noirs, ce qui montre que sa personnalité a changé elle qu’elle n’est plus la même. Intéressant quand on sait que Norman Bates, lui aussi, n’est plus tout à fait lui-même… Autre petite remarque, le film fait de nombreuses références aux oiseaux (les cadres dans le bureau, le fait que Norman Bates empaille des oiseaux). Alfred Hitchcock avait-il déjà une idée du film qu’il ferait après Psychose ?
Psychose engendrera 3 séquelles pour la télévision ainsi qu’un remake pitoyable signé par le réalisateur Gus Van Sant, pourtant détenteur d’une palme d’or à Cannes pour Elephant. Van Sant a repris plan par plan la mise en scène et les dialogues de l’original. Pourtant, son film est un ratage total. Comme quoi, même en copiant à la lettre un monument, cela ne restera jamais qu’une pâle imitation…


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 – Ratio : 1.85 : 1

Avis : Le générique de début fait craindre le pire : tâches, griffures, parasites en tous genres : une catastrophe. Puis, l’image se stabilise pour nous offrir un noir et blanc agréable bien que moyennement défini. Un petit effort supplémentaire aurait pu être fait mais force est de reconnaître que c’est la meilleure copie du film à ce jour.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Mono en Anglais, Français, Espagnol et Italien – Sous-titres Français, Anglais, Grec

Avis : Les versions mono, que ce soit en anglais ou en français, permettent de suivre sans problème le film. On peut juste déplorer un léger souffle persistant et la musique de Bernard Herrmann a tendance à saturer par moments. A part çà, pas de souci notable.


L'Interactivité : 0.5/3

L'ergonomie des menus :
Après insertion de la galette, le film commence sans passer par le menu. Il faut croire qu’Universal a eu honte du menu proposé : en effet, ce menu fixe aux couleurs douteuses est particulièrement hideux. Le film est découpé en 26 chapitres et il faut repasser par le menu pour changer de langues (le changement de sous-titres pendant le film est possible).


Les bonus :

  • Notes de production : de nombreuses pages de textes fort intéressantes sur la génèse et le tournage du film. Malheureusement, tout est en anglais (la majeure partie du texte est traduite sur le livret).
  • Filmographies : tous les comédiens ainsi que le réalisateur ont leur petite vignette qui permet d’accéder à une biographie sommaire de chacun ainsi qu’à leur filmographie. Toujours en anglais.
  • Le film-annonce (6’35) : de qualité moyenne et en version originale non sous-titrée. Hitchcock lui-même nous présente le motel ainsi que la maison de Norman Bates. Tel un agent immobilier, il nous fait visiter toutes les pièces. Génial. Il faut savoir que cette maison est l’une des attractions vedettes de la visite des studios Universal à Hollywood.
  • La moins bonne interactivité de la collection Hitchcock. Un excellent making-of existe pourtant et figure sur l’édition sortie en zone 1…


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    En parfaite harmonie avec les autres titres de la collection Hitchcock éditée par Universal en 2002, la jaquette est en noir et blanc (sauf le titre du film en rouge vif et l’interdiction aux moins de 12 ans sur fond jaune). Une fois de plus, on perd la magnifique affiche originale (visible sur le livret de 4 pages à l’intérieur du boîtier). Bon point : pour une fois, le résumé du verso n’en dit pas trop sur l’histoire du film et c’est tant mieux...



    La sérigraphie

    Une sérigraphie simpliste : juste le titre sur un fond gris et noir. C’est triste et banal. Dommage.


    Note Finale : (15/20)

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