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DVD A LA LOUPE


RAMBO : TRILOGY - ULTIMATE EDITION / 4 DVD

Lui écrire dam51

Rambo : Trilogy - Ultimate Edition / 4 DVD DVD sorti le 01/04/2003


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Editeur : StudioCanal
Distributeur :
Universal StudioCanal Vidéo

Rambo
Date de sortie en salle : 02 Mars 1983
Durée du film : 1 h 30 min.

Rambo II : La mission
Date de sortie en salle : 16 Octobre 1985
Durée du film : 1 h 32 min.

Rambo III
Date de sortie en salle : 16 Octobre 1988
Durée du film : 1 h 38 min.

Acteurs: Sylvester Stallone

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Nombre de visites :
6364


   

Le Film : 7.5/10

Résumé "Rambo" : John Rambo, vétéran du Vietnam, erre à la recherche de ses anciens compagnons et est arrêté pour vagabondage. Emprisonné et maltraité, il s’enfuit dans les bois. Traqué comme une bête, tous les moyens sont bons pour le retrouver…

Avis : Après Rocky le boxeur, incarnation vivante de « l’American dream », Sylvester Stallone incarne pour la seconde fois un héros pour le peuple Américain en la personne de John Rambo, héros de guerre solitaire et surtout traumatisé par la guerre du Vietnam. Stallone, avec ce rôle quasi-muet, impose un personnage de légende, pas très cérébral il est vrai, mais doté d’un charisme exceptionnel et surtout animé par une volonté et une détermination hors du commun. Ce qui rend ce personnage mythique ? Il est considéré comme l’incarnation d’une Amérique meurtrie par le Vietnam et ce premier opus ressemble à une thérapie pour les Etats-Unis car un soldat se rebelle contre son propre pays (ce qui, en soit, représente une innovation dans le genre) car Rambo, comme bon nombre de vétérans du Vietnam, n’a bénéficié d’aucune reconnaissance de la part de son pays (on le voit bien quand Rambo découvre que son ancien camarade est mort d’un cancer dans l’indifférence générale). Mais, plus que tout, c’est moralement que Rambo a été traumatisé par cette guerre. Il est hanté par des images effroyables (de nombreux flashbacks en attestent) et cette situation semble irrémédiable.

Le film commence sur une note ironique : en effet, Rambo arrive dans une petite bourgade appelée « hopeland » (le pays de l’espoir). Amusant quand on sait que Rambo n’espère plus rien de la vie, ni soutien ni reconnaissance. Le shérif de cette ville, interprété avec délectation par Brian Dennehy, est un être détestable, provocateur, une ordure finie qui, pourtant, représente le pouvoir et la loi. Le seul flic ayant un semblant d’humanité est joué par David Caruso, qui fait ici une de ses premières apparitions au cinéma. Rambo est un habile mélange d’action, de road-movie et de chasse à l’homme. La course poursuite en moto (inspirée du film La grande évasion avec Steve McQueen, un temps intéressé par le rôle) est un grand moment et se prolonge dans les bois où va se dérouler la partie la plus intéressante du film. A cet instant, le film devient de plus en plus viscéral et intense de par son suspense et sa tension. La forêt ressemble au bourbier Vietnamien (les scènes ont été tournées à Vancouver) à la différence qu’il y fait froid et humide. Dans cette partie du film, Rambo apparaît comme insaisissable , inarrêtable, presque inhumain car il survit à tout (balles, chute, froid, orage…) mais, au fur et à mesure, on finit par prendre pitié de lui. Il est considéré comme un criminel par la police et les médias alors qu’il ne tue personne directement (un seul policier meurt d’une chute et Rambo tue 2 chiens) et on finit par le soutenir comme un héros alors qu’il n’est qu’une machine de guerre sans émotions (du moins, dans ces scènes-là).

Le seul qui finira par endiguer cette « menace » n’est autre que le colonel Trautman, qui l’a entraîné à survivre au Vietnam. Trautman (Kirk Douglas fut un temps pressenti pour ce rôle) est la conscience de Rambo, sa bouée de sauvetage dans cette société hostile. L’humanité de Rambo se révèle petit à petit au contact de Trautman et cette relation fait indéniablement penser à celle qu’entretient le docteur Frankenstein avec sa créature, c’est-à-dire une sorte de relation père-fils très forte mais très fragile car elle peut se briser à tout moment. Finalement, on ne sait pas trop pourquoi la police cherche des poux à John Rambo au début du film mais on s’en fiche un peu…


Résumé "Rambo II : La mission" : Condamné aux travaux forcés, John Rambo est envoyé au Vietnam afin de retrouver un groupe de prisonniers Américains détenu par les Viets…

Avis : Changement d’ambiance : on passe d’une forêt froide et humide aux paysages plus « accueillants » de la Thailande et du Vietnam. Alors que le premier opus était un film quasi-intimiste (peu de personnages, un seul décor principal) où Rambo ne zigouillait que quelques flic, ce second film est un vrai film de guerre avec explosions, fusillades, morts par dizaines et tout le toutim. Bien moins subtil que le premier mais diablement efficace. Rambo retrouve ses instincts de tueur et le film se transforme en une boucherie sans nom, un gigantesque défouloir totalement dénué de subtilité. Une fois de plus, la part belle est faite à l’action et la partie dialogues reste anecdotique.

Rambo 2 ressemble à une « mini-guerre du Vietnam ». On assiste à une nouvelle critique, plus virulente cette fois, du gouvernement Américain et de sa gestion humaine du conflit. Le film permet une sorte de revanche sur le Vietnam et, par la même occasion, de régler des comptes avec l’URSS, alors en pleine guerre froide avec le gouvernement Reagan. John Rambo est toujours hanté par le passé et rongé par la haine. Dans cet opus, il ressemble encore plus à une machine (le parralèle avec Terminator est évident car James Cameron est l’un des auteurs du scénario), une sorte de robot programmé pour tuer. Pourtant, certaines scènes le font apparaître presque sentimental (un comble !) et il finira même par embrasser une fille (du jamais vu !). Cette femme agit un peu comme une mère pour Rambo (elle le rassure, le protège, le raisonne). Après Trautman, une famille de substitution se construit autour de ce personnage solitaire et dont on ne sait finalement pas grand-chose du point de vue familial (femme, enfants, parents…).

Un seul petit truc me gêne dans ce film : la scène dans les bois au 2/3 du film est ruinée par un des effets visuels les plus grotesques qui m’ait été donné de voir : la pluie. Il ne pleut qu’à certains endroits, elle s’arrête net entre 2 scènes et, comble de la bêtise, il fait un soleil magnifique en même temps ! Le genre de détail qui vous pourrit le reste du visionnage… Bref, un film totalement improbable (un seul homme contre une armée, il fallait oser !) mais tellement jouissif qu’on ne va pas bouder notre plaisir…


Résumé "Rambo III" : Retiré dans un monastère Thaïlandais, Rambo sort de sa retraite pour récupérer Trautman, fait prisonnier par les soviétiques en Afghanistan…

Avis : De très loin le moins bon des trois opus. Le film est un ratage total : il traîne en longueur, le scénario est insipide et les scènes d’action tombent à plat. Probablement le film de trop…Malgré tout, on se demande ce que serait devenu ce film dans les mains de Russell Mulcahy (le réalisateur de Highlander) s’il n’avait pas été viré après 2 semaines de tournage.

Au fil des années, on voit bien que la trilogie culte des Rambo constitue un formidable condensé de ce qui pouvait se faire de mieux en terme d’action mais aussi une source d’inspiration inépuisable que l’on retrouve encore dans certaines productions actuelles (Steven Seagal, Vin Diesel et autre The Rock doivent tout au personnage de Rambo). Des films légendaires (du moins les 2 premiers) qui se bonifient avec le temps…


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 – Ratio : 2.35 : 1

Avis : Concernant le premier film, on est ébahis dès les premiers plans par le travail de remasterisation de cette image. Les couleurs sont magnifiques et le piqué impressionnant de finesse. La meilleure copie du film à ce jour, et de loin. Mais les scènes sombres souffrent d’une définition pas toujours maîtrisée et d’un grain persistant. Sur les second opus, le rendu est lui aussi inégal. Certains plans sont impeccablement remasterisés et d’autres sont bizarrement flous et granuleux. Et quelques tâches apparaissent de temps en temps. Mêmes remarques pour l’image de Rambo 3.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Dolby digital 5.1 en Anglais et Français, Stéréo en Anglais et Français – Sous-titres Français

Avis : Les mixages 5.1, de qualité égale sur les trois films, sont d’une redoutable efficacité. Du moins en anglais car les versions françaises sont un cran en-dessous (plus particulièrement la version française du premier film, un festival de basses assourdissantes qui va faire souffrir plus d’une oreille). Dans tous les cas, préférez la version originale, bien plus riche et précise concernant les nombreux effets sonores (bruits de pas, fusillades, explosions, hélicos…) et offrant une belle présence de la partition musicale.


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
d’excellents menus animés, à la navigation simple et accessible, débutent chaque DVD. Les 3 films sont découpés en 12 chapitres mais il faut repasser par le menu pour changer de langues et de sous-titres.


Les bonus :

Une interactivité riche et conséquente répartie sur 4 DVD :

RAMBO

  • Commentaire audio de David Morrell : le seul commentaire audio du coffret où le réalisateur n’intervient pas. Pourtant, c’est de loin le plus intéressant des trois. L’auteur du roman ne cesse de parler et nous offre une montagne d’infos et d’anecdotes sur le tournage.
  • Avant que le sang ne coule (22’30) : contenant des interviews de tous les protagonistes du film (acteurs, réalisateurs, scénaristes, producteurs). On apprend qu’il y a eu 26 scripts avant de trouver le bon, que le personnage de Rambo a été adouci par rapport au roman et que Stallone s’est souvent blessé sur le tournage…Mais quelle déception de ne pas voir la fameuse scène de fin (coupée pour cause de protestations lors des projesctions-tests) où Rambo est tué par Trautman (on n’en voit que 2 photos).
  • First blood : retour en arrière (3’55) : sorte de clip compilant les scènes d’action du film. Sans intérêt.
  • Filmographies de Ted Kotcheff, Brian Dennehy et Richard Crenna
  • Affiches : 6 affiches à la définition plus que moyenne
  • Bandes-annonces : une bande-annonce et un teaser de qualité médiocre


  • RAMBO II

  • Commentaire audio de George Pan Cosmatos : difficile de tenir jusqu’au bout tant ce commentaire est ennuyeux et inintéressant.
  • Cette fois, on y va pour gagner (20’02) : dans la continuité du documentaire du premier disque, un modèle de making-of où l’on retrouve bon nombre de protagonistes (seuls le réalisateur et les comédiens changent) mais aucune trace de James Cameron, crédité comme scénariste. Le documentaire insiste sur le côté plus politique de cet opus. On découvre les nombreux problèmes dus au tournage au Mexique (logistique, faune météo…) et on apprend que Stallone s’est entraîné pendant 8 mois pour sculpter son corps. On entend parler de scènes inédites mais toujours pas d’images…
  • Le making-of (7’40) : petit documentaire d’époque (cela se voit et s’entend !) composé d’images du tournage et d’interviews de membres de l’équipe.
  • Filmographies de George Pan Cosmatos, Charles Napier et Steven Berkoff
  • Affiches : 4 affiches (mais pas la française !) toujours aussi mal définies…
  • Bande-annonce en VOST de qualité passable
  • Spots TV : 8 spots en VOST pour une durée totale de 3’55


  • RAMBO III

  • Commentaire audio de Peter McDonald : plus drôle qu’intéressant, le réalisateur nous apprend que Stallone ne supportait pas le jeune acteur qui joue à ses côtés et que le film a permis la réconciliation entre les Etats-Unis et l’URSS ! Sans commentaires…
  • Afghanistan, un pays en crise (30’00) : un documentaire inutile qui tente d’expliquer la situation difficile en Afghanistan. Mais que fait un tel documentaire dans ce coffret ?
  • Le making-of (6’05) : enfin des images du tournage ! Très court mais au moins on peut entendre Stallone !
  • Rambo 3 : la boucle est bouclée (5’55) : comme sur le premier film, une compilation d’extraits du film, utile pour ne pas avoir à se taper le film en entier !
  • Filmographies de Peter McDonald, Marc DeJonge et Kurtwood Smith
  • Affiches : 7 affiches du film avec toujours la même photo de Stallone
  • La bande-annonce en VOST
  • 8 spots TV en VOST


  • DVD BONUS

    Il se compose de 5 sections :
  • Le vrai Vietnam par ceux qui l’ont vécu (27’00) : intéressant, sans plus
  • Le courage et la gloire (27’00) : Tente de faire le lien entre Rambo et Reagan. A voir…
  • La formation des héros (9’50) n’est ni plus ni moins qu’une pub pour s’enrôler dans les marines. Effrayant et dispensable.
  • La journée d’un héros Américain (25’30) : un doc ridicule qui analyse les thèmes psychologiques ( ?!?!?!) de cette trilogie.
  • Le matériel de survie de Rambo (8’40) : courte section qui passe en revue le matériel et l’armement utilisés par Rambo. Anecdotique.
  • Rambonomics (3’15) : une analyse surfaite des chiffres obtenus au box-office
  • Filmographie de Sylvester Stallone
  • Economiseurs d’écran


  • Un DVD bonus inutile qui n’apporte rien de plus. Dommage…


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Un très beau packaging très sobre tout à la gloire de Stallone. Le recto reprend la photo du boîtier métal contenant le digipack (le boîtier fait penser à celui du coffret Band of brothers) en y ajoutant des couleurs chaudes et pétantes. Pas de livret mais le coffret contient la plaque militaire de John Rambo. Un bien bel objet qu’on ne peut pas rater sur l’étagère !

    [ Voir le Top Packaging pour ce DVD ]



    La sérigraphie

    Chacun des 4 disques reprend une des lettres du nom RAMBO, le O étant l’emplacement de la plaque militaire. Il eu été peut-être plus judicieux de proposer les affiches des films sur les disques mais le coffret a quand même de la gueule. Bravo.


    Note Finale : (16.5/20)

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