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DVD A LA LOUPE


CREED - EDITION STEELBOOK (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Creed - Edition Steelbook (Blu-ray) DVD sorti le 18/05/2016


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Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Nombre d'entrées : 1 633 655 Date de sortie : 13 janvier 2016 Durée : 2h13

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Nombre de visites :
1644


   

Le Film : 6.5/10

Résumé : Adonis Johnson n'a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed, décédé avant sa naissance. Malgré tout, il a de toute évidence la boxe dans le sang et il se rend donc à Philadelphie, là même où Apollo Creed a affronté un adversaire ambitieux, Rocky Balboa, lors d'un match mémorable. Une fois sur place, Adonis parvient à retrouver la trace de Rocky et lui demande de devenir son entraîneur. Tout en lui expliquant qu'il n'est plus dans la course depuis longtemps, Rocky décèle chez Adonis la force et la détermination qui animaient Apollo, ce redoutable rival devenu son meilleur ami. Rocky finit par accepter d'entraîner le jeune boxeur, alors même que l'ancien champion doit affronter un adversaire bien plus terrible que tous ceux qu'il a combattus sur le ring. Grâce à Rocky, Adonis ne tarde pas à tenter de remporter le titre… Mais sera-t-il à même d'acquérir l'énergie et le courage nécessaires pour tout vrai boxeur qui veut monter sur le ring ?

Avis : Voilà 40 ans que résonne l’hymne intemporel de Bill Conti. Pendant des décennies, nous avons suivi l’évolution de cet usurier, boxeur de seconde zone puis champion du monde.

Nous avons partagé ses plaisirs familiaux, ses victoires mais aussi ses drames. Au fil des épisodes, nous avons vu disparaitre son entraineur mickey, son ami et ex-adversaire Apollo et sa femme Adrian. Nous avons supporté l’absorption d’œuf cru, de litres de sueur déversés sur la fonte, les quartiers de bœuf tabassés et cette montée inexorable des marches symbolisant le rêve américain.

Rocky personnifie l’abnégation, l’altruisme, le courage sur lequel l’argent n’a pas de prise. Dans un monde sportif qui symbolise le business à outrance, ce boxeur de Philadelphie a toujours tourné le dos au monde des paillettes, privilégiant son univers familial.

Rocky balboa, 6ème opus, semblait avoir clos définitivement la saga sur ce champion au grand cœur.

Mais l’appel du box office, la panne sèche des scénaristes et l’illusion de raccrocher au wagon une nouvelle génération, incitent à dépoussiérer un mythe cinématographique qu’on pensait remisé à jamais.

Le combat de la vie ou de trop ?

Ce 7ème opus « labellisé » spin off dénote une volonté de changer quelque peu les habitudes. Fini de reprendre les dernières minutes des précédents épisodes, on plonge directement dans le passé pour présenter le personnage clé, Adonis. Et oui, le film s’appelle Creed, et non Rocky 7, ce nouveau millénaire cinématographique nous rappelle combien les spin off peuvent prolonger des franchises juteuses.

Les premières minutes affichent clairement une mise en scène sobre, Ryan Cogler a du s’imprégner complètement du 1er Rocky tant l’ambiance est frappante de ressemblance. Pour lier les deux personnages, un nom va permettre cette rencontre, Creed.

Il faut attendre un bon ¼ d’heure avant de redécouvrir un rocky qui a bien vieilli. Le chapeau légendaire reste toujours vissé sur sa tête mais le verbe est plus hésitant, le fantôme de Mickey n’est pas loin. Ce spin off respire l’héritage ou tout simplement la transmission de témoin, pour affranchir une franchise bis ?

Les moyens de communication ont évolué, la musique aussi, mais le cœur et l’envie restent intemporels et le réalisateur a bien l’intention de garder ces valeurs comme socle de l’histoire.

Cet adonis a un capital sympathie suffisant pour qu’on s’intéresse au sort du futur champion. Volontaire, respectueux, impulsif mais humain, sa quête identitaire reste légitime.

Mais la série Rocky a toujours injecté ses petits moments dramatiques. Et c’est sans doute à ce niveau, que le film patine.

Toujours soucieux de coller aux références de la franchise, Ryan Cogler n’arrive pas à insuffler ces picotements qui vous filaient le frisson. La séance de jogging, le sauté de corde, les gamins qui suivent en moto, tout tombe hélas à plat.

On peut saluer ces longs plans-séquences de combat permettant une belle immersion sur le ring, mais encore une fois l’intensité n’y est pas. On ne vibre pas aux coups assénés plus démonstratifs que percutants, on n’esquive plus les coups de la tête, on n’encourage pas la riposte, on reste juste passif face à cette maitrise trop technique.

Après la disparition de Paulie, du chien, de la tortue, le sujet dramatique employé ici sent à plein nez le cahier des charges, à la limite de l’anecdotique. La métaphore du combat parallèle joue vraiment dans la catégorie des lourds, mais nous laisse malheureusement impassible.

Tout heureusement n’est pas à jeter à la poubelle, grâce notamment à des acteurs sympathiques. Michael B. Jordan développe un bon potentiel, on peut juste reprocher au personnage un petit manque d’humour. Tessa Thompson, l’adrian contemporaine, accroche bien la caméra surtout dans sa première partie, s’évaporant plus dans la seconde. Et bien sur, Sylvester Stallone (nommé aux oscars pour le meilleur second rôle) à qui il doit tout à Rocky. Constamment en retrait, soucieux d’une bonne passation de témoin, il rend parfaitement hommage à son personnage.

Ce film « presque » intimiste, débarrassé d’artifices, rentre dans un budget hollywoodien très raisonnable avec 35 millions de dollars. Certains trouveront que pour la mise, l’œuvre est largement rentable avec 168 millions de recettes, mais ce chiffre semble anecdotique quand on voit le score des blockbusters. La France conserve malgré tout son lot de fans avec 1,6 million de spectateurs.

Au final cette moitié de spin off et de Rocky 7, trop respectueuse de la saga, ne fait que dépoussiérer le Rocky de 1976. Cet hommage dispensable, l’est aussi pour une hypothétique franchise Creed. Si l’ensemble se laisse voir sans ennui, il faut reconnaitre qu’il est temps pour Rocky, de se mettre au lit.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Disque 41,15 Go – Format 2.40

Avis : L’image proposée est de haute volée dans une précision royale, ne cachant rien des traces du temps laissées sur le visage de Sylvester Stallone. Maryse Alberti , directeur de la photo, propose une palette de couleurs riches allant du flamboyant dans le combat final aux couleurs presque désaturées en visitant certains quartiers de Philadelphie. Si le contraste est royal, on note au début du film une gestion des noirs limite mais qui s’estompe très vite. Au final une copie digne de la HD.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1 – Français, Allemand, Italien, Espagnol DD 5.1 640 Kbps
Sous-titres : Anglais, Français, Allemand, Italien, Néerlandais, Espagnol, Danois, Finnois, Suédois, Islandais, Norvégien

Avis : Une fois encore on nous propose l’excellence face au « bâclé ». Si la VO dans sa version 7.1 DTS-HD délivre une précision d’orfèvre dans son mixage et ses effets, on doit hélas se contenter d’une piste française 5.1 Dolby Digital bridée à 640 Kbps. La piste VF en HD reste encore trop souvent aux portes de nos frontières, seul le tarif HD a droit de passage, une particularité qui décourage hélas un peu plus les collectionneurs.


L'Interactivité : 1/3

L'ergonomie des menus :
Sur une image fixe et une bande originale du film (Future – Last Breath) on dispose comme menu : Démarrer le filmChapitres au nombre de 15 – AudioSous-titres - Bonus.


Les bonus :

On dispose de 3 bonus

  • Accepter son passé pour avancer – (14’49) : Ce pseudo making-of ressemble plus à une bande annonce d’un quart d’heure. Saluons l’éditeur qui réussit le tour de force de vendre 2 produits en 1, Creed tout d’abord mais aussi la saga rocky. La rencontre entre les 2 générations qui séparent Rocky de Creed est très vite centrée sur le marketing, les producteurs enfonçant le clou. On peut suivre sans soucis la superposition des 2 films (Creed et Rocky 1) et certaines scènes quasi identiques. Il est clair que présenté de cette manière, laisse largement sous-entendre une nouvelle saga pour la jeune génération.

  • Devenir l’adonis – (5’46) : Après avoir vendu le film, il faut bien vendre l’acteur. Huit mois de préparation à base de 5 litres d’eau par jour et surtout des protéines, exit lait et fromage et comme dessert musculation à tout va. On peut voir la préparation, la chorégraphie et surtout le tournage sur le ring. Sly est là pour s’assurer de sa popularité, et à ce niveau elle est restée intact.

  • Scènes coupées – (19’36) : Indiscutablement le bonus le plus intéressant, les scènes n’apportent peut-être rien de plus, vu déjà la longueur du film, mais méritent vraiment d’être vu, en particulier la scène du cimetière.

  • On reste largement sur notre faim concernant les bonus proposés, plutôt voués à la promotion du film.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Tout comme la mise en scène, le boitier est d’une grande sobriété. Sur le recto on y voit les 2 personnages clés, le visuel insistant sur la transmission de témoin. La fiche technique collée au verso concentre également ses photos sur les 2 personnages. L’editeur privilégie comme trop souvent le générique aux dépens des éléments techniques moins visibles, même si la partie audio est exhaustive. En ouvrant le boitier on découvre encore nos 2 héros, symbole intergénérationnelle, scrutant la ville de Philadelphie. On dispose à droite de l’unique galette.



    La sérigraphie

    Aucun miracle à attendre de l’éditeur, se contentant de reprendre le titre sur un fond noir et sans aucun visuel.


    Note Finale : (13.5/20)

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