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DVD A LA LOUPE


SICARIO - EDITION LIMITéE (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Sicario - Edition limitée (Blu-ray) DVD sorti le 08/02/2016


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Seven7 / Metropolitan Filmexport
Distributeur :
Seven7 / Metropolitan Filmexport

nombre d'entrées :443 599
Date de sortie : 7 octobre 2015
Durée : 2h01mn37s

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Nombre de visites :
1237


   

Le Film : 9/10

Résumé : La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l'équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Avis : Sicario affiche dès les premières images le terme historique du mot sicaire signifiant tueur à gages, une définition qu’il ne faudra pas perdre de vue.

En préambule, nous participons à une opération du SWAT sensée libérer des otages dans une ville frontière du Mexique. Kate Macer est en première ligne, et son intervention dans une maison tenue par un cartel mexicain, aboutie à une découverte macabre. L’épilogue de cette opération annonce 2 choses : l’état de guerre entre les forces gouvernementales américaines et les cartels mais surtout une tension de tous les instants. Cette entrée en matière à plus d’un titre laisse planer par cette vision d’horreur et ses odeurs fétides une atmosphère déjà familière vue dans seven.

Kate fait l’objet d’attentions de la part de la CIA suite à l’opération, mais sa participation au combat contre les cartels demande une adaptation qui ne rentre pas forcément dans ses cases habituelles.

A partir du moment où elle met les pieds au Mexique, on devine qu’elle ne fait pas que passer une frontière physique. On monte d’un cran dans la terreur visuelle avec ces cadavres démembrés, fièrement pendus par les pieds, une vision qui n’est pas sans rappelée celle « d’Apocalypse Now ».

Cette opération d’exfiltration d’un des caïds dans sa mise en scène est un véritable moment d’anthologie de tension et surtout d’apnée. « Heat » et sa scène de fusillade urbaine restait une référence à part entière dans le 7ème art, nul doute qu’elle a trouvé largement son égal ici.

Ce voyage au bout de l’enfer initiatique de Kate dépeint une guerre sans retenue où tous les moyens sont bons pour faire tomber des têtes ou plus symboliquement des tentacules superbement filmées par le Directeur de la photo Roger Deakins. Les contre-plongées métaphoriques s’empilent, l’artiste aime prendre de la hauteur que ce soit en avion, en 4x4 ou la plongée des troupes d’assaut disparaissant dans un tunnel.

Cette violence omniprésente ne verse pas cependant dans l’outrance visuelle. Les scènes de torture et certaines exécutions sommaires sont suggérées, le contexte est suffisamment pesant pour ne pas tomber dans le voyeurisme racoleur.

Kate qui symbolise parfaitement le spectateur, voit tomber un à un tous ses repères et ses espoirs. Nous sommes passés dans le côté obscur de l’humanité, plus nous évoluons dans cette mission éclair, plus la noirceur du récit en devient flagrante. Nos yeux sont tellement embués par cette noirceur, qu’il est de plus en plus difficile de différencier le bien et le mal.

Inutile d’en dire plus, car le récit dévoile au fur et à mesure ses vérités et amène irrémédiablement cette question : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Si le scénario doit présenter une faiblesse, c’est sans doute dans cette mission un peu trop rondement menée. Mais la mise en scène royale efface vite ce petit travers, l’apnée imposée neutralisant nos neurones critiques. Merveilleusement appuyée par la bande originale de Johann Johannsson, les basses rythment la tension omniprésente. Le (faux) petit creux au milieu du film est salvateur et permet de reprendre une bouffée d’air. Et heureusement car le temps d’y penser, nous voilà entrainer de nouveau dans cette spirale du mal.

Sicario repose sur un trio d’acteurs complémentaires et performants.

Emily Blunt passe du rôle d’acteur à spectateur, subissant les actes et tentant de repousser les limites acceptables sans jamais avoir le contrôle. Son jeu sobre accentue l’âpreté des scènes qu’elle visualise ou subie, mais dans tous les cas elle est loin d’être une potiche. Pour résumer « No country for woman »

Benicio Del Toro force l’ambigüité de son personnage, c’est vraiment un acteur formidable, même, si on l’a déjà vu dans des rôles similaires.

Josh Brolin, le barbouze de service, est tout simplement parfait en jouant et abusant de la crédulité de sa recrue tout en amenant un humour savamment dosé. C’est un peu le « colonel Kurtz » de cette guerre terrible que se livre les cartels et le gouvernement américain.

Doté d’un budget très sage de 32 millions de dollars, le film réussit à rentrer dans ses frais mais ne reçoit pas un accueil à la hauteur de sa qualité. Même la France boude quelque peu l’œuvre du canadien avec un peu plus de 400 000 spectateurs.

Surfant sur des références majeures du 7ème art (Seven, Apocalypse now, Heat, Zero dark Thirty ou Traffic), Sicario scotche littéralement le spectateur grâce à sa mise en scène au cordeau. Ce sera sans doute l’une des meilleures sorties vidéo cette année et dans tous les cas un film à ne pas rater !


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.35 – Disque 43,48 Go

Avis : Voilà sans doute un des premiers « Top image » en ce début d’année. Dès les premières secondes, la profondeur et le piqué sont fantastiques, la vue sur cette ville frontière fourmille de détails et surtout de précision. Les gros plans sont à la même enseigne avec notamment ce visage si particulier de Benicio Del Toro. On apprécie pleinement la photo bouillante de Roger Deakins, un contraste en béton armé et une bonne gestion des noirs. On est surpris, compte tenu de la qualité, de voir une moyenne de l’encodage qui ne dépasse pas les 25 Mbps même si de temps en temps quelques envolées atteignent les 35 Mbps Dans tous les cas, à l’image du film, c’est un plaisir de tous les instants.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Français et Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 - Audiodescription
Sous-titres : Français, Sourds et malentendants

Avis : On dispose du DTS-HD pour les 2 versions et vu le contexte cela permet pleinement d’apprécier les effets apportés. Alternant les plages de silence angoissantes pour mieux encaisser les basses, la bande originale de Johann Johannsson porte littéralement le film en apnée. La scène déjà cultissime de l’extraction, permet de savourer un mixage aux petits oignons et des effets dé


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film, le menu propose Film - VersionsChapitres (16)Suppléments On dispose de 5 sujets composant un making-of

  • Entretien avec Denis Villeneuve (12’00) : Denis Villeneuve se prête au jeu des mini-commentaires, son influence des films américains, son attachement à Roger Deakins et aux story-boards. Cependant la courte durée (moins de 12 minutes) frustre notre curiosité, le réalisateur saupoudrant quelques infos comme la saison du tournage, les contraintes techniques de tourner en hélico et non à la hauteur des yeux comme il préfère. Le ton employé ne flirte jamais avec la promo, mais le contenu semble trop formaté pour vraiment nous éclairer pleinement sur le sujet. Une petite déception…

  • L’aspect visuel (16’44) : Après une entrée en matière qui nous avait laissé largement sur notre faim, ce module est d’un tout autre calibre et explique avec énormément de détails la vision du tournage. C’est Roger Deakins qui se colle au sujet aidé par le réalisateur. Les scènes phares sont décryptées comme l’entrée dans le tunnel avec les caméras thermiques et infrarouges. Villeneuve plutôt que combattre le climat du Mexique décide de s’y adapter pour l’intégrer complètement dans son œuvre. On découvre des instantanés splendides, qui laissaient à penser que ça n’était que des effets ajoutés dans le film. Juarez est décrite comme un no man’s land, impossible de tourner dans ce lieu où la violence est omniprésente. On termine ce sujet riche et passionnant par la scène phare de l’exfiltration et la reconstitution partielle de la frontière. On découvre enfin cette fameuse contrainte technique et pourquoi la scène a été tournée en hélico.

  • Les personnages (14’33) : On passe au trio vedette avec une dissection des personnages loin des complaisances habituelles. Les 3 acteurs participent avec la volonté évidente de justifier leur rôle tel qu’ils le perçoivent et non ce qui est imprimé sur le dossier de presse. Le résultat est probant et loin d’être vide comme c’est souvent le cas, on pourra juste reprocher qu’ils s’en soient tenus à la personnalité de leur personnage en occultant leur expérience du tournage.

  • Les origines (13’43) : le contexte du film est savamment distillé, combattre les cartels représente une guerre sans merci tant les enjeux sont énormes. Quelle attitude adopter pour combattre le mal absolu ? A mi chemin du reportage mais toujours avec les images du film, l’industrie de la drogue nous est décrite sans langue de bois avec la corruption omniprésente. Ce combat qui semble tellement déséquilibré a t-il une issue ? amène t’il un début de remède ? la fin justifie-t-elle les moyens ?

  • La musique (6’17) : On termine ce making-of segmenté en 5 parties avec ce qui rythme graduellement notre tension, la musique envoutante de Johann Johannsson.

  • On termine avec 5 Bandes annonces et un lien Internet vers metrofilms.
  • Compte tenu de la puissance du sujet, on regrette l’absence de commentaires du réalisateur ou d’un making-of rendant pleinement honneur à l’œuvre. Il faudra se contenter de sujets très intéressants comme l’aspect visuel ou les origines et à une moindre mesure des personnages et la musique.

    Les bonus :

    On dispose de 5 sujets composant un making-of

  • Entretien avec Denis Villeneuve (12’00) : Denis Villeneuve se prête au jeu des mini-commentaires, son influence des films américains, son attachement à Roger Deakins et aux story-boards. Cependant la courte durée (moins de 12 minutes) frustre notre curiosité, le réalisateur saupoudrant quelques infos comme la saison du tournage, les contraintes techniques de tourner en hélico et non à la hauteur des yeux comme il préfère. Le ton employé ne flirte jamais avec la promo, mais le contenu semble trop formaté pour vraiment nous éclairer pleinement sur le sujet. Une petite déception…

  • L’aspect visuel (16’44) : Après une entrée en matière qui nous avait laissé largement sur notre faim, ce module est d’un tout autre calibre et explique avec énormément de détails la vision du tournage. C’est Roger Deakins qui se colle au sujet aidé par le réalisateur. Les scènes phares sont décryptées comme l’entrée dans le tunnel avec les caméras thermiques et infrarouges. Villeneuve plutôt que combattre le climat du Mexique décide de s’y adapter pour l’intégrer complètement dans son œuvre. On découvre des instantanés splendides, qui laissaient à penser que ça n’était que des effets ajoutés dans le film. Juarez est décrite comme un no man’s land, impossible de tourner dans ce lieu où la violence est omniprésente. On termine ce sujet riche et passionnant par la scène phare de l’exfiltration et la reconstitution partielle de la frontière. On découvre enfin cette fameuse contrainte technique et pourquoi la scène a été tournée en hélico.

  • Les personnages (14’33) : On passe au trio vedette avec une dissection des personnages loin des complaisances habituelles. Les 3 acteurs participent avec la volonté évidente de justifier leur rôle tel qu’ils le perçoivent et non ce qui est imprimé sur le dossier de presse. Le résultat est probant et loin d’être vide comme c’est souvent le cas, on pourra juste reprocher qu’ils s’en soient tenus à la personnalité de leur personnage en occultant leur expérience du tournage.

  • Les origines (13’43) : le contexte du film est savamment distillé, combattre les cartels représente une guerre sans merci tant les enjeux sont énormes. Quelle attitude adopter pour combattre le mal absolu ? A mi chemin du reportage mais toujours avec les images du film, l’industrie de la drogue nous est décrite sans langue de bois avec la corruption omniprésente. Ce combat qui semble tellement déséquilibré a t-il une issue ? amène t’il un début de remède ? la fin justifie-t-elle les moyens ?

  • La musique (6’17) : On termine ce making-of segmenté en 5 parties avec ce qui rythme graduellement notre tension, la musique envoutante de Johann Johannsson.

  • On termine avec 5 Bandes annonces et un lien Internet vers metrofilms.
  • Compte tenu de la puissance du sujet, on regrette l’absence de commentaires du réalisateur ou d’un making-of rendant pleinement honneur à l’œuvre. Il faudra se contenter de sujets très intéressants comme l’aspect visuel ou les origines et à une moindre mesure des personnages et la musique.


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Metropolitan nous propose un steelbook très esthétique avec son trio vedette sur le recto. Peu d’artifices, se libérant d’éloges complaisantes oubliant même au passage le nom du réalisateur. Sur le verso on dispose d’une fiche enfin solidaire du boitier puisque cette dernière est directement collée, l’ergonomie frise la perfection, l’ensemble est parfaitement lisible. Photos, synopsis, suppléments, partie technique, même si cette dernière n’affiche pas de gros caractères, un choix judicieux des couleurs permet une excellente lisibilité. En ouvrant le boitier, on retrouve notre galette sur la droite et un visuel du commando opérant la nuit couvrant les 2 parties.



    La sérigraphie

    La sérigraphie garde une belle cohérence avec son boitier, reprenant la même couleur d’ensemble avec un visuel identique au recto du steelbook. Tous les logos se concentrent au bas de la galette pour gêner le moins possible, à l’image des mentions légales. Metropolitan frise le sans faute technique et devrait contenter plus d’un collectionneur.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (18/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 28/02/2016 à 11:29 par montana62 : Merci pour vos commentaires sur un film effectivement injustement "boudé" d'un box office qui se focalise de plus en plus sur la forme. Il en faut pour tous les goûts et notre jeune public n'est pas forcément invité à ce type de divertissement...
    - le 28/02/2016 à 08:56 par c2302t : Tout a fait d'accord avec surfeur, sur l'excellence de ta critique, que je partage, concernant ce film qui est un petit bijou de noirceur et de précision, et qui aurait mérité bien mieux au box office. Mais bon, les voies du box office étant impénétrables(sauf pour les super héros bien sur). :-)
    - le 27/02/2016 à 14:17 par surfeur51 : Merci pour cette loupe, excellente comme d'habitude chez toi. Et tes commentaires me confortent dans l' idée d'acheter ce film, même si je dois vaincre une certaine réticence... (avec une imprimante, on peut faire des miracles...)
    ...voir tous les commentaires...

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