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DVD A LA LOUPE


SAN ANDREAS - ULTIMATE éDITION STEELBOOK (BLU-RAY 3D + BLU-RAY + DVD + COPIE DIGITALE)

Lui écrire montana62

San Andreas - Ultimate édition Steelbook (Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie Digitale) DVD sorti le 28/10/2015


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

nombre d'entrées :1 140 618
Date de sortie : 27 mai 2015
Durée : 1h54mn28s

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Nombre de visites :
1616


   

Le Film : 5.5/10

Résumé :  Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…

Avis : Tremblements de terre, Volcano, le jour d’après ou 2012 ont jonché une catégorie cinématographique hollywoodienne phare de l’Entertainment. Aujourd’hui à l’agonie, les CGI (Computer-Generated Imagery ou images de synthèse) s’évertuent à faire renaitre de ses cendres un genre qui a bien du mal à se faire une place parmi les blockbusters.

Le pitch, les teasers, le casting tout converge vers un film lobotomisé et sans surprise. Un couple qui se sépare, leur fille modèle à la tenue et au sourire parfait, cette famille ultrabrite américaine d’un autre temps va nous démontrer en moins de 2 heures, que les codes les plus surannés des années 70 ne sont pas définitivement morts.

Comme cette famille n’a rien à dire, pas la peine de s’éterniser sur leur sort, on plonge directement dans l’action et dans l’énorme. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le tour de biceps de The rock, très vite on cerne le héros. Altruiste, bon père de famille, bon futur ex-mari, en moins de 5 minutes il sauve déjà une première vie. Le temps de faire une bise à sa fille et de regretter d’avoir sali la moquette de sa futur ex-femme qui cache encore très mal son amour pour lui, on s’attaque au morceau principal du film, les CGI.

Barrage éventré, buildings domino, tsunami pour surfeurs, le cocktail servi a bien sur pour vocation d’en mettre plein la vue, de laisser le spectateur sans voix, voir la bouche ouverte. Malheureusement certains CGI « plastifient » par moment le spectacle comme la scène du barrage avec des effets beaucoup trop visibles.

L’abondance des destructions sans aucun ressort dramatique accentue un début de fou rire face aux situations grotesques qui s’empilent. Le beau-père pleutre qui lâche sa belle fille de peur de tâcher son costume résume au fond les pitoyables clichés qui inondent le métrage.

Le 2012 d’Emmerich et ses énormités était sauvé par un humour ravageur, ici San Andréas se vautre dans un lamentable 1er degré bombant le torse sur les palettes de l’héroïsme et de la famille unie.

Tout est formaté, amplifié, lubrifié jusqu’à l’extrême, le spectateur est venu pour voir de la casse, il en aura pour son argent mais qu’il ne vient pas se plaindre pour le reste.

Dans l’ensemble le spectacle est effectivement impressionnant, et ceux qui viendront y chercher des images spectaculaires seront aux anges. Encore faut-il avoir le format adéquat pour savourer pleinement les destructions massives.

Face à l’obésité des CGI, le casting rachitique, malgré les biceps du mammouth The rock, ne pèse pas bien lourd. Dwayne Johnson joue les « Monsieur Propre » jusqu’à l’indigestion tant son jeu est « javellisé ». Son obsession à gonfler le biceps et sauver l’humain n’est rien face à notre propre gonflement d’agacement d’un tel 1er degré. Le muscle et le cerveau n’ont jamais fait aussi « mauvais ménage », c’est sans doute l’un de ses pires rôles. Carla Gugino et Alexandra Daddario ont l’inconvénient de se voir attribuer des rôles qui auraient pu être joués par un bon demi-millier d’autres filles. Elles ont les formes et le minois de rigueur, mais restent comme l’intrigue vides.

Vu l’inflation galopante du coût des CGI, 110 millions de dollars de budget semble « raisonnable » d’autant que le film a été post-produit en 3D. Et malgré un résultat affligeant sur le fond, la forme permet de rendre le projet très rentable en multipliant par 4 les recettes. Même en France avec près de 1,2 million de spectateurs, le genre ne semble pas être encore mort.

Au final, en ne misant que sur ses effets racoleurs, San Andréas a du mal à cacher les failles d’un scénario réducteur, trop soucieux de remplir le cahier des charges. Le divertissement est acceptable, mais l’abêtissement du spectateur ne semble plus avoir de limites tant la faille artistique devient hélas de plus en plus profonde. Du cinéma pop-corn qui frise l’indigestion !


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.40 - Disque 3D 34,84 Go – 2D 38,27 Go

Avis : Trois mots résument assez bien l’impression générale : un top démo ! Cette 3D non native sous un format 2.4 un peu réducteur, nous entraîne au milieu des décombres jonchant le métrage. L’immersion est totale grâce notamment à un piqué et une profondeur abyssale. Le seul inconvénient du piqué chirurgical, certains effets comme le barrage sont un peu trop visibles. Néanmoins, avantage à la 3D sans soucis.


Le Son : 3/3

Détails techniques : (3D) Français - Dolby True HD 7.1, Anglais Dolby Digital plus 7.1 1280 Kbps
Sous-Titres : Anglais, Français, Néerlandais
(2D) Français, Anglais - Dolby True HD 7.1
Sous-Titres : Anglais, Français, Néerlandais
DVD Anglais, français, Allemand, Italien
Sous-Titres : Français, Néerlandais – Anglais,Italien et Allemand pour malentendants

Avis : Alors que Warner méritait il y a quelques temps un bonnet d’âne pour les pitoyables pistes françaises proposées, ici on a droit à des voies royales. On dispose tout d’abord du Dolby Atmos pour les 2 versions, et si comme la majorité, nous n’en sommes pas encore équipés, la VF dispose comme conversion d’un True HD 7.1 aux pointes vertigineuses. Un peu à l’image du film, ça n’est que du lourd. Dès cette chute de voiture, le caisson joue les maîtres d’orchestre, les voies arrières jouant souvent à l’unisson. Pour la 3 D, la VO subit une conversion un peu réductrice puisqu’elle dispose du dolby digital plus 7.1 mais bridée à 1280 Kbps. Cela suffit tout de même à apprécier les multiples effets. La 2D affiche par contre les mêmes taux de compression pour les 2 versions. Attention tout de même au volume, car les soubresauts risquent de lever un vent de panique chez vos voisins.


L'Interactivité : 1/3

L'ergonomie des menus :
Sur une image fixe de notre héros face au désastre on dispose pour menu sur :
(3D) Démarrer le film – Chapitres (12) – Audio – Sous-Titres
(2D) Démarrer le film – Chapitres (12) – Audio – Sous-Titres – Bonus
DVD Démarrer le film – Chapitres (12) – Audio – Bonus


Les bonus :

7 modules composent la partie bonus

  • Les commentaires du réalisateur : les érudits de la langue de Shakespeare pourront suivre ce qui constitue au final le bonus le plus consistant. Mais pour les autres comme moi, cette VO non sous-titrée gardera à tout jamais certains secrets.

  • San Andreas – la faille réelle (6’23) : Ce premier sujet donne très vite le ton : promo, promo, promo ! Dommage car à la volée on découvre quelques cascades et trucages qui auraient demandé un tout autre développement. Comme véritable information, on retient que le 1er séisme de 5 minutes est un plan séquence et que ce n’est pas le décor qui est bougé sur une plateforme, mais les éléments du décor qui le sont manuellement.

  • Dwayne Johnson le sauveur (9’24) : Un sujet plutôt destructuré, mélangeant les scènes de notre héros à des plans de décors reconstitués. Autant dire que l’impression des autres acteurs est plutôt partiale envers « Mister propre ».

  • Mesurer la secousse (6’13) : Derrière un titre peu évocateur ou plutôt trompeur, on découvre enfin un sujet intéressant et trop souvent occulté : la bande originale.

  • 8 scènes coupées - avec ou sans commentaires du réalisateur (4’40) : une seule scène avait sa place, car elle a le mérite d’amener un peu d’humour, un ingrédient terriblement absent du film.

  • Bêtisier (1’22) : un sujet où on voit sourire les protagonistes pendant 1’22 doit sans doute présager qu’ils s’amusent et on est ravi pour eux.

  • Le tournage des cascades (2’56) : tourné sous forme de clips, une succession de plans mettant en avant le boulot des cascadeurs. Mais un sujet présenté de cette manière n’a malheureusement aucun intérêt.

  • Au final avec des commentaires non sous-titrés et 30 minutes de sujets traités par-dessus la jambe (en dehors de la partie musicale), on peut légitimement affirmer que la partie bonus a été purement bâclée, d’autant que les disques sont loin d’être remplis.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Un boitier steelbook rendant hommage sur le recto à la star du film, les effets spéciaux. Au verso on retrouve notre couple vedette parmi les décombres. On dispose d’une feuille volante un peu trop bavarde avec un unique visuel. La partie technique est plutôt complète mais manque clairement de lisibilité sans loupe. En ouvrant le boitier on apprécie nos galettes clairement positionnées sur un visuel montrant le chaos de la ville. On dispose en dehors des 3 galettes d’un code pour la fameuse copie numérique.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reste hélas toujours le talon d’achille de l’éditeur, puisque pour tout visuel on dispose d’une couleur noire pour le 2D et DVD et d’un fond blanc pour la 3D.


    Note Finale : (13/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 11/12/2015 à 13:52 par surfeur51 : Bien que pas très gentille, ta note n'est pas non plus méchante... Pour moi, ce film est un "2012" bis, et plus que le vide du scénario, c'est l'extraordinaire invraisemblance des situations qui me gène le plus... Sinon, comme tu le dis, y'a du spectacle...

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