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LES PETITS MOUCHOIRS (BLU-RAY + DVD)

Lui écrire montana62

Les petits mouchoirs (Blu-ray + DVD) DVD sorti le 23/02/2011


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Europa
Distributeur :
Fox Pathé Europa

Durée : 2 h 34 min.
Date de sortie en salle : 23 octobre 2010

Nombre d'entrées : 5 405 412

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Nombre de visites :
4374


   

Le Film : 6/10

Résumé :  A la suite d’un évènement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever « les petits mouchoirs » qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Fiche technique : Film français de Guillaume Canet, Scénario : Guillaume Canet, Producteur : Alain Attal, Producteur Exécutif : Hugo Selignac, Directeur de la photographie : Christophe Offenstein,

Distribution : Jesse Eisenberg François Cluzet : Max Cantara, Benoit Magimel : Vincent Ribaud, Marion Cotillard : Marie, Gilles Lellouche : Eric, Valérie Bonneton : Véronique Cantara, Laurent Lafitte : Antoine, Pascale Arbillot : Isabelle Ribaud, Joel Dupuch : Jean-Louis, Jean Dujardin : Ludo, Louise Monot : Léa, Anne Marivin : Juliette, Hocine Mérabet : Nassim, Maxim Nucci : Franck, Matthieu Chedid : un amant de Marie.

Avis : Après son très intéressant « ne le dis à personne », Guillaume Canet décide de repasser derrière la caméra pour mettre au goût du jour les problèmes existentiels d’une bande de copains. Alors succès populaire mérité ?

On fait connaissance d’un des membres de la bande de la plus percutante des façons, l’accident très spectaculaire choque d’emblée les esprits par son réalisme, si on espérait une comédie délirante, Guillaume Canet nous recadre immédiatement. Ludo hospitalisé, on découvre le reste de la bande refroidi comme nous par cet accident qui a fait des traces, l’ambiance est franchement morose d’autant que tout ce petit monde devait se retrouver comme tous les ans en vacances. Qu’importe, rester à paris serait inutile puisque les visites sont comptées, et puis loin des yeux ne veut pas forcément dire loin du cœur. Voilà le point de départ d’une amitié qui va se mettre à nue et dévoiler ses failles, on commence à saisir le sens du titre.

A la manière « d’un éléphant ça trompe énormément » on découvre cette équipe bien sympathique, ils sont contents en apparence de se retrouver, après tout ce lieu de villégiature a pour fonction de souder le groupe. Mais visiblement cette année rien ne se passe comme prévu, cet accident, une déclaration imprévisible, des amours contrariés, bref tout ce petit monde n’a pas l’air aussi heureux qu’il veut bien paraître.

Une fois le décor planté, le réalisateur laisse trainer sa caméra pour mieux cerner chaque protagoniste. On sourit sur la déclaration de guerre de Max aux fouines ou sa phobie pour la pelouse, on s’agace sur un Antoine clonant le Michel Blanc des bronzés ou on plaint un Vincent torturé par un amour impossible. Leurs histoires sans nous passionner follement nous interpellent, le problème est qu’au bout d’une demi-heure tout est dit et le film fait 2 h30. Le scénario s’engage alors dans une boucle infernale accusant de redoutables longueurs. On fait un tour en bateau le jour, on vide une bouteille de rosé le soir, cela deviendrait d'une banalité affligeante sans les travers de Max.

Cette cohabitation malmenée par ses autochtones offre au comédien amateur Joël Dupuch la plus belle répartie du film avant son épilogue mélodramatique. Car rarement on a vu un casting français sombrer aussi facilement dans le pathos éliminant du coup toute véritable émotion, le coup du sable en devient même pathétique.

Cette scène ratée, n’ôte pas malgré tout le plaisir à suivre certains acteurs en grande forme. François Cluzet survole à l’image du personnage qu’il interprète les débats masculins, amenant les vraies scènes de comédie. Marion Cotillard éclaire un casting féminin plus en retrait, apportant beaucoup de tendresse même si elle a la larme un peu trop facile. Gilles Lellouche et Benoit Magimel s’en sortent pas trop mal avec pour l’un une libido « d’adolescent » et l’autre «indécise». Enfin le reste du casting s'en sort honorablement en dehors de Laurent Laffitte qui constitue le maillon faible, le voir se forcer à pleurer fait vraiment de la peine...

La bande originale nous laisse un peu sur notre faim, malgré Maxim Nucci qui nous compose une jolie ballade pleine d'émotion. En amputant 45 minutes largement dispensables, le film aurait gagné en densité, au lieu de cela sa longueur dilue notre attention et surtout l'intérêt. En engrangeant près de 5,5 millions de spectateurs le film reste un grand succès commercial et se loge à la même enseigne que "Bienvenue chez les c'htis" à savoir : quelle est la recette du succès pour un tel film ?

Derrière le divertissement, pointe sans doute ce besoin puissant de se savoir aimer et entourer, dans une société plus individualiste que jamais, l'amitié reste au même titre que l'or une valeur refuge. L'alchimie de la réussite étant une équation à plusieurs inconnues, c'est peut-être un début d'explication.

Dans tous les cas, à petits mouchoirs, petit plaisir.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format : 2.35 - Ecran 16/9 compatible 4/3 - encodage MPEG-4

Avis : EuropaCorp nous avait habitué à mieux, l'impression générale qui se dégage est un manque de piqué sur les plans larges, la précision n'est pas toujours au rendez-vous nous offrant même quelques plans flous. Si les gros plans n'ont rien à se reprocher, on peut compter les poils de barbe de Gilles lellouche, ce côté parfois lisse est un peu frustrant. Le contraste est par contre à la hauteur, ainsi que la palette colorimétrique riche et chaude à souhait et on note une compression très discrète.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : DTS-HD Master audio VF pour la version Blu-ray - DD 448Kbps pour la version SD
Sous-Titrage : Sourds et Malentendants, Anglais.

Avis : La partie audio joue majoritairement dans le frontal, on apprécie bien sur la clarté des dialogues et son bon dynamisme, il faut attendre les morceaux de la bande originale pour profiter quelque peu des surrounds. Le morceau de Maxim Nucci offre une belle limpidité et nous permet une vraie immersion dans ce "boeuf improvisée. Il est évident qu'avec un tel sujet on ne pouvait pas s'attendre à un déchainement de notre home-cinéma.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Au lancement du disque nous découvrons 2 bandes annonces "Un balcon sur la mer" et "l'homme qui voulait vivre sa vie". Le menu principal propose l’envoi du film, le choix de la version audio, les chapitres (18), les bonus et un lien internet L’interface présente une belle originalité, jouant avec l'affiche est les petites coupures des personnages, les morceaux explosent pour proposer de courtes scènes et se reforment entre deux.


Les bonus :

On retrouve la photo de la jaquette sur les bonus bercée par les vagues:

  • On démarre avec le Making-Of (26'23) où on voit un Guillaume Canet rassemblant tout son petit monde afin que chacun puisse mieux se connaitre avant le film. Chaque acteur a droit à la parole et présente son personnage, tout le monde a l'air heureux d'avoir participé au tournage mais au final on apprend peu de choses à partir du moment ou on a vu le film. On aurait bien aimé avoir des infos sur les effets de l'accident très spectaculaire, en fait le reportage prolonge le film en imposant cette amitié, étant logiquement le noyau principal.


  • On retrouve un bêtisier (6'10), comme souvent cet exercice imposé n'amuse que les acteurs, on retient malgré tout le passage de Jean Dujardin et cette minerve récalcitrante qui vaut un laché de jurons pour le coup assez drôle.


  • - 14 scènes coupées commentées par guillaume Canet :
  • - "Hopital" (8'04) on a droit à une sacrée bordée de jurons de la part de Dujardin qui se lâche mais inutile
  • - "tournage Téléfilm : le juge Bordon" (2'13) on voit le métier de Eric et surtout l'occasion de découvrit la véritable équipe du tournage
  • - "Retour à la maison" (1'13) on voit revenir Max après la déclaration de Vincent mais ça n'amène rien de plus
  • - "J'peux pas dormir" (5'39) voit le prolongement de la soirée d'anniversaire d'Antoine qui va harceler Juliette scène heureusement coupée
  • - "On va faire les courses" (1'58) petite séquence shopping Bio inutile
  • - "Le texto envoyé" (0'40) on voit par les images la gaffe du texto envoyé au cours du film
  • - "Arrivée de Nassim" (1'08) présentation inutile du gourou-maison
  • - "Permis bateau" (1'07) permet de voir Antoine monter à bord du bateau avant le permis complètement inutile
  • - "le surf" (8'23) guillaume canet met 1 minute pour nous dire qu'il a eu bien du mal à retirer cette scène où on voit Antoine et Eric tenter de faire du surf, le réalisateur se fait en même temps plaisir en nous montrant quelques plans bien léchés de cette pratique
  • "vous voulez mourir" (2'27) scène où on voit la femme de Max piquer encore une crise sur la malbouffe - non seulement elle est inutile mais en plus ridicule
  • - "Sectarisation culinaire" (3'16) Pour le coup c'est la seule scène digne d'intérêt, ça démarre sous forme de comédie puis par un règlement de comptes et un Jean-louis qui a tout compris - une scène qui méritait d'être dans le film
  • - "Petit dej' animé" (7'41) voit le prolongement d'une nuit de beuverie de Marie, ça démarre plutôt bien mais la suite part inutilement en vrille - scène heureusement coupée
  • - "sale ambiance" (4'45) Au lendemain de l'altercation entre Max et Vincent l'ambiance est lourde tout comme la scène
  • - "Epilogue" (8'06) Guillaume Canet a l'honneteté de préciser la coupe par un excès de larmoyant, à mon avis tout est dit pour cette scène.
  • - L'ensemble de ces scènes coupées représente près d'1heure mais en supprimant les commentaires on divise pratiquement par 2 la durée, on sent que le film est important pour le réalisateur et qu'il a eu du mal à se séparer de certaines scènes
  • - films de vacances (32'48) reprend en fait les scènes de vacances montrées dans le film que le groupe se regarde avec nostalgie
  • Au final les bonus permettent de vérifier la véritable complicité de l'équipe sans toutefois nous apprendre beaucoup de chose, plutôt que bonus on aurait pu employer le terme "carnets de vacances". Les 48,28 Go du Blu-ray démontrent le soucis, même si l'intérêt n'est pas toujours au rendez-vous, de proposer un disque bien rempli

  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Le sur-étui et la jaquette présentent le même visuel, on y voit un pêle-mêle des principaux protagonistes mais avec des fissures pour présenter le contexte, le moins que l'on puisse dire est que c'est très chargé. Le dos de la jaquette garde la même idée, morcelant les photos avec ces fissures. On retrouve un succinct résumé ainsi que la liste des bonus, on peut s'apercevoir de la qualité médiocre par les mentions légales à peine visibles sur le bas de la jaquette ainsi que les caractéristiques techniques. On aperçoit dans le making-of une photo se situant derrière les acteurs, le titre du film est écrit par des personnages, cette photo n'aurait pas fait injure pour illustrer le film



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend en fait l'illustration du bas du menu sur le Blu-ray. Ces ombres troublées par le mouvement de l'eau affichent encore une fois l'état d'esprit du film. C'est une réussite comparée à la jaquette et encore une fois l'image pouvait très bien servir d'affiche.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (13/20)

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