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DVD A LA LOUPE


L'éTé MEURTRIER

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L'été meurtrier DVD sorti le 12/09/2007


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : M6 Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 11 Mai 1983
Nombre d'entrées : 5 137 000 env.

Durée du film : 2 h 07 min.

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Nombre de visites :
11193


   

Le Film : 9/10

Résumé : "Elle" débarque dans un petit village de l'arrière-pays, une valise à la main, mini-jupe et talons hauts en étendard. Pin-pon, un garagiste rêveur et pompier volontaire tombe sous le charme mystérieux de l'étrangère et l'épouse. Le piège est en place, mais l'engrenage de la vengeance familiale va s'emballer, implacable…

Avis : "L'été meurtrier" est un thriller psychologique, réalisé par Jean Becker en adaptation d'un roman de Sébastien Japrisot, lui-même inspiré d'un fait divers tragique. Le film, salué par la critique, a connu un large succès populaire et a été récompensé par quatre Césars. Plus de vingt ans après sa sortie, ce drame est devenu un grand classique du cinéma hexagonal, marqué par l'interprétation inoubliable d'une Isabelle Adjani lumineuse, dans le rôle d'Eliane.

Le film commence comme une comédie de mœurs, quand on voit Eliane, dite "Elle", une fille aussi caractérielle que jolie, allumer tous les mâles du petit village où elle est venue vivre avec sa mère (Maria Machado) et son père infirme (Michel Galabru). Habillée de manière souvent provocante, elle a la réputation de coucher facilement, et va jeter son dévolu sur Florimond Montecchiari, le garagiste du village surnommé Pin-pon car il fait aussi partie des pompiers. Pin-pon (Alain Souchon) vit avec sa mère (Jenny Clève), ses deux frères Mickey (François Cluzet) et Boubou (Manuel Gélin) et leur tante, passablement sourde d'oreille, Cognata (Suzanne Flon). Le ton est alors assez léger, plutôt humoristique quand Mickey et François s'amusent des cris d'Eliane en train de se livrer à des galipettes dans la grange avec leur frère, même si l'on sent déjà chez la jeune femme les signes d'une grande instabilité psychologique. Et puis, parce que le réalisateur nous fait plonger à travers des voix off dans les pensées les plus secrètes de chacun, on découvre rapidement qu'Eliane est en train d'ourdir une terrible vengeance envers ceux qui, neuf mois avant sa naissance, ont sauvagement violé sa mère… Le lien entre les violeurs et la famille de Pin-pon est un piano mécanique jouant l'air de "Rose de Picardie", et stocké dans la grange des Montecchiari. Eliane, pour assouvir sa vengeance va se marier avec Pin-pon, avant d'entraîner coupables et innocents dans une spirale tragique que plus personne ne pourra contrôler…

La force du film réside dans l'étude fouillée des caractères, alors que petit à petit on s'accroche à la reconstitution des faits qui feront toute la lumière sur ce qui s'est vraiment passé lors du drame qui a hanté la vie d'Eliane depuis la date où, encore enfant, elle a appris par hasard qu'elle n'était pas la fille de celui qu'elle appelait son père. C'est bien sûr ce personnage qui est le plus fouillé, et le scénario s'attache à faire comprendre petit à petit les fractures dans la psychologie de la jeune femme, dont les raisons du comportement fantasque vont apparaître au fur et à mesure qu'on la voit s'expliquer avec sa mère, son père, son ancienne maîtresse d'école et aussi avec Cognata, qui semble avoir compris beaucoup de choses à son sujet. Adjani a une présence éblouissante et torride, et passe en permanence d'un registre à l'autre, de la petite fille trop vite grandie et toujours fragile, à la garce allumeuse qui utilise "son cul" comme une arme contre les hommes, en passant par la jeune femme lumineuse et amoureuse de Pin-pon, et la tigresse remplie de haine qui veut tuer les violeurs de sa mère, alors que l'un d'eux est forcément son vrai père. Alain Souchon, alors connu essentiellement pour ses chansons, se révèle comme un excellent comédien pour jouer un brave garçon désemparé par les frasques d'une femme dont il est devenu éperdument amoureux, et Suzanne Flon crève l'écran en confidente compréhensive d'Eliane. La réalisation est très solide, avec un récit construit pour faire monter le suspense crescendo, dévoilant le passé à travers des flash-back qui reviennent à la fois sur le viol et les scènes qui ont marqué l'enfance d'Eliane et détruit son équilibre affectif et psychologique. On va aussi comprendre le rôle joué par l'homme qui s'est marié à sa mère et qui l'a élevée comme sa propre fille, et Michel Galabru se sort magistralement d'un rôle secondaire mais déterminant dans l'intrigue. Enfin on citera Jenny Clève qui, en mère de Pin-pon, se montre souvent excédée par les caprices et les provocations de sa belle-fille, mais qui derrière des airs bourrus laisse poindre une affection certaine envers elle.

Non-dits, interprétations erronées et erreurs de jugement vont conduire les événement à déraper jusqu'à un final déchirant qui laisse le spectateur un peu assommé, d'autant plus que le réalisateur ne cherche pas à mettre les points sur les i, et que chacun peut imaginer les conséquences de ce à quoi il vient d'assister. "L'été meurtrier" montre avec une certaine dureté et beaucoup de brio que des faits mineurs peuvent briser des vies, et à ce titre, il dépasse le divertissement pour amener à une réflexion plus profonde sur l'existence. Ce très grand film bénéficie ici d'une édition assez soignée permettant de le (re)découvrir dans de bonnes conditions.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.66:1

Avis : L'image a été remasterisée. Sans défauts de pellicule, elle bénéficie de couleurs vives et lumineuses, et de beaux contrastes. La définition est précise, la compression quasi invisible. Sur le plan artistique c'est très beau, la photographie d' Étienne Becker magnifiant à la fois la Provence et la plastique d'Adjani, en ombre et lumière.


Le Son : 1.5/3

Détails techniques : Dolby Digital 1.0 en français

Avis : Autant l'image est belle, autant la piste mono d'origine apparaît bien plate selon les standards actuels, même si elle ne souffre d'aucun défaut technique. Une remasterisation 5.1 aurait pu donner du relief aux bruitages naturels et de l'ampleur à la très belle musique de Georges Delerue, ainsi qu'à plusieurs airs connus, "Les roses de Picardie", "Trois petites notes de musique" chantées par Montand, et "Le beau Danube bleu".


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Le menus sont animés et musicaux. Le film n'est découpé qu'en 12 chapitres, nettement insuffisants pour un film de plus de deux heures


Les bonus :

Tous les bonus sont au format 16/9, et s'ils ne sont pas inintéressants, on peut quand même regretter l'absence de making of.

  • Interview de Jean Becker : document récent (2006) de 28 minutes, où le réalisateur revient sur ses rapports avec son ami Sébastien Japrisot, qui a lui-même fait pour ce film l'adaptation de son roman, et sur ses acteurs principaux. On apprend ainsi qu'Isabelle Adjani avait initialement refusé le rôle à cause des nombreuses scènes de nudité, et que Depardieu avait été envisagé dans le rôle de Pin-pon. Becker parle aussi de sa collaboration avec son frère Etienne comme chef opérateur. Enfin, il évoque des scènes non montées et qu'il aurait bien aimé pouvoir insérer, le tournage correspondant à près de trois heures de film.
  • Signé JB : documentaire de 43 minutes consacré à l'œuvre littéraire de Jean-Baptiste Rossi, dit Sébastien Japrisot. Les intervenants sont Etienne de Montety, le directeur du Figaro littéraire, et Henry Marcellin, éditeur, les deux hommes insistant sur la qualité de la construction des romans de Japrisot, et aussi sur son goût pour la provocation.
  • Bandes-annonces de "L'été meurtrier" et "Le petit bougnat"

  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Digipack mince sans étui, donc sans vrai dispositif de fermeture. Le visuel est un montage original particulièrement réussi, qui se distingue très nettement de l'affiche du film qui avait été utilisée pour une édition antérieure.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend le visuel du digipack. Le rond central est imprimé, le cadrage par rapport au trou étant judicieux. Les logos sont discrètement rassemblés dans un endroit où ils ne gènent pas, et les textes légaux sont quasi invisibles.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (15/20)

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