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DVD A LA LOUPE


CUL-DE-SAC - EDITION 2000

Lui écrire surfeur51

Cul-de-sac - Edition 2000 DVD sorti le 01/10/2000


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Editeur : Aventi
Distributeur :
Aventi

Date de sortie en salle : 7 Novembre 1966
Nombre d'entrées : 312 099

Durée du film : 1 h 47 min.

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Nombre de visites :
3900


   

Le Film : 8/10

Résumé : Dans le château d'une île isolée où vivent Georges et sa jeune et jolie femme Teresa, surgissent deux gangsters minables, dont l'un agonisant. Le survivant, Richard, va troubler la vie du couple...

Avis : Troisième film du réalisateur polonais Roman Polanski, "Cul-de-sac" est présenté par son auteur comme l'un de ses préférés, et en tous cas il possède toutes les caractéritiques de son style à cette époque. Tournée en N&B dans des conditions difficiles à Holy Island, dans le Northumberland au nord de l'Angleterre, cette comédie noire très atypique est un mélange d'humour et de cynisme, le drame cotoyant sans cesse la cocasserie et la dérision. Sur une trame ténue, Polanski et son scénariste Gérard Brach décortiquent les caractères de trois personnages au comportement étrange. Un jeu de rapport de force, d'intimidation et de séduction va s'établir entre eux alors qu'ils se retrouvent seuls dans un "cul-de-sac", au sens propre (dans un château isolé sur une île accessible par guet à marée basse) et au sens figuré (l'impasse dans leurs relations mutuelles, chacun suivant sa propre logique).

Richard (Lionel Stander) et Albert (Jack McGowran), deux gangsters qui viennent de rater un coup et qui sont tous les deux blessés, tombent en panne avec une voiture volée sur une route recouverte par la mer à marée haute. Albert est très mal en point, et Richard part chercher du secours. Il aperçoit derrière des dunes une vieille forteresse médiévale (on apprendra plus tard qu'elle date du XIème siècle) d'où il espère pouvoir téléphoner à son patron, Katelbach. C'est là que vivent Georges (Donald Pleasance) et sa femme Teresa (Françoise Dorléac) entourés de poules d'élevage. Le couple est pour le moins peu assorti, le mari, au caractère faible et peu charismatique, contrastant avec sa femme, beaucoup plus jeune et séduisante que lui. Alors que Georges, un industriel retiré des affaires, est très amoureux de sa jeune épouse, c'est plutôt envers lui de l'indifférence voire du mépris que semble ressentir Teresa que l'on voit par ailleurs flirter derrière les dunes avec le beau Christopher avec qui elle était sensée ramasser des crevettes. La jeune femme est assez immature, et cherche à tromper son ennui en taquinant les gens, ce qui provoque chez elle des fous-rires exaspérants. L'arrivée de Richard va faire ressortir les tensions entre Georges et Teresa, et montrer comment chacun d'eux réagit devant cet imprévu. Georges voit en Richard un grave danger et fait profil bas, ce que lui reproche Teresa qui va néanmoins se laisser aller à un certain jeu de séduction auprès du gangster, après que tous trois aient enterré Albert, mort de ses blessures. Il y a d'abord une grande tension entre les trois personnages, puis on assiste à une détente de leurs rapports, favorisée par l'arrivée inopinée d'amis de Georges. Mais une taquinerie peu fine de Teresa sur Richard qui somnole les doigts de pied en éventail (la "bicyclette"), va provoquer de sa part une réaction énergique dont la jeune femme fera les frais, conduisant Georges à réagir, le film se terminant sur un épilogue dramatique.

Tout est prétexte à dérision, et l'intérêt du film ne réside pas dans une action peu présente, mais dans la manière avec laquelle Polanski met en scène ses personnages et parsème le scénario de traits d'humour, quelquefois très noirs, quelquefois particulièrement tarte à la crème. Il est aidé en cela par le jeu très abouti de tous les acteurs, et cela malgré un tournage chaotique au cours duquel de profondes tensions surgirent au sein de l'équipe. Lionel Standler se sert de son physique bourru pour interpréter le personnage qui réagit le plus "normalement" du film, alors que la très sexy Françoise Dorléac est celle qui surprend le plus avec des attitudes souvent incongrues. Porteuse d'une forme de mysoginie de la part du réalisateur, Teresa apporte aussi une touche érotique avec deux apparitions entièrement nue (un peu osées pour l'époque, même si certains regretteront que ce soit une fois dans la pénombre et l'autre fois d'assez loin sur la plage), dans ce qui reste une des dernières prestations de la comédienne, beaucoup trop tôt disparue.

La connotation de ce film déroutant est la fois étrange et peu conventionnelle, avec une forte impression d'irréalité où le burlesque et le vaudeville contrebalancent sans cesse les effets dramatiques. En ce sens "Cul-de-sac" est un trait d'union entre deux réalisations précédente et suivante de Polanski, le très noir "Répulsion" et la parodie de film d'horreur, "Le bal des vampires". Ce film est trop typé, trop lent et trop original pour plaire à un large public, mais les amateurs d'humour noir et d'ambiance décalée devraient se retrouver dans une oeuvre somme toute peu connue même si elle fait désormais partie des classiques.


L'Image : 1/3

Détails techniques : Format Vidéo : 4/3 en N&B - Ratio : 1.50:1

Avis : Le master n'est très propre et laisse voir de nombreux défauts de pellicule. On peut regretter des contrastes approximatifs (quelquefois trop marqués, et d'autres fois pas assez), et une définition assez souvent hasardeuse, avec beaucoup de grain dans les scènes sombres, qui sont nombreuses. La compression n'est pas parfaite non plus avec du fourmillement. Dommage, car le travail sur la photographie de George Lack est assez remarquable, avec des éclairages travaillés qui soutiennent les cadrages recherchés et pleins de style du réalisateur.


Le Son : 1/3

Détails techniques : Dolby Digital 2.0 Mono en Français et en Anglais - Sous-titres : Français imposés sur la VO.

Avis : Mono d'origine assez plat, qui a beaucoup de mal à donner de l'ampleur à la musique de Krzystof Komeda, très typée, comme le film, et qui se marie très bien avec. VO et VF ont des rendus semblables, centrés sur les dialogues qui ont quelquefois du mal à se détacher du fond. A noter qu'en VO, Françoise Dorléac s'exprime avec un accent marqué, ce qui ne choque pas puisque Teresa est, dans le scénario, française.


L'Interactivité : 0.5/3

L'ergonomie des menus :
Menus animés et sonorisés, au graphisme indigent. Le film est découpé en 12 chapitres, un peu insuffisant, et il faut repasser par le menu principal pour passer de la VF à la VOst


Les bonus :

Aucun bonus, ce qui est frustrant car on aurait bien aimé en savoir un peu plus sur le tournage.


Les Visuels : 0.5/1



La pochette / Le packaging

Boîtier amaray noir. Le visuel est spécifique de cette édition, avec une photo de la scène qui précède l'enterrement d'Albert, scène de nuit dans le film qui semble avoir lieu en plein jour sur la jaquette.



La sérigraphie

La sérigraphie reprend l'image de la pochette. Le rond central est imprimé, les logos sont placés assez discrètement, ainsi que les textes légaux. Dommage que la trame de l'impression soit un peu grossière.


Note Finale : (11/20)

Commentaires concernant cette critique

- le 22/10/2007 à 18:08 par surfeur51 : la bicyclette... il suffit de prendre une feuille de papier enroulée, que l'on glisse entre les orteils de la personne qui dort les doigts de pieds en éventail, et d'y mettre le feu. Quand la flamme s'approche, la personne fait des moulinets avec ses jambes pour se débarrasser du papier, ou éteindre les flammes... Mouvement identique à celui du cycliste...
- le 22/10/2007 à 14:45 par drouvre : C'est quoi la bicyclette ?

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