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DVD A LA LOUPE


LES SIMPSON : SAISON 2 - EDITION COLLECTOR / 4 DVD

Lui écrire langeikki

Les Simpson : Saison 2 - Edition collector / 4 DVD DVD sorti le 26/06/2002


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : 20th Century Fox
Distributeur :
Fox Pathé Europa

Premiere diffusion TV: 11 octobre 1990
Durée totale de la saison : 8 h 30 min.

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Nombre de visites :
4480


   

Le Film : 10/10

Résumé : Springfield, petite ville typiquement américaine... Il y a là le supermarché, les écoles, la mairie, le poste de police, le bar, le centre commercial et...... les Simpson !

Avis : Pour cette seconde saison des Simpson je vais m’évertuer à tenter une explication de certaines orientations prises par les concepteurs de la série. Apres un prélude en forme de pied de nez gigantesque à la société en lui offrant un miroir déformant plus vrai que nature, les auteurs semblent ici se tourner vers une approche plus culturelle et référentielle de la vie de famille. Catalyseur de tous les événements, les relations entre les Simpson sont présentées avec beaucoup de tact et de subtilités. Chaque fan le sait bien mais pour les novices ou les simples curieux il faut se rendre à l’évidence ; Être captivé par cette série n’est pas simplement l’acte d’un spectateur qui veut être diverti… C’est avant tout la décision d’adopter une conscience semi automatique qui se greffe durablement dans le globe droit du cerveau et tout au fond de son cœur. Etre fan des simpson c’est avoir un certain état d’esprit, c’est être éveillé de manière différente et dans quelques cas devenir plus lucide. Non pas que ce soit une question de supériorité mais certainement une question de connaissance de soi et de ses propres limites. Savoir rire aux jérémiades d’Homer ou de Bart, à la bienséance de marge ou aux explications philosophiques de la petite Lisa (8 ans) c’est surtout ne pas avoir l’esprit trop malade et le tenir en l’état par ces stimulations émotionnelles bien en phases avec les besoins d’une société qui tend à vouloir être constamment rassurée sur sa condition et son honnêteté.

L’évolution des rôles au sein de la famille prend également un tour décisif. Le style Simpson est déjà trouvé, un humour caustique et une satire sans complaisance mais finement jouée. Cette saison oscillera sans cesse entre la glorification des rapports familiaux et les apparitions embusquées des 7 péchés capitaux à la mode de l’ancien testament si chers aux concepteurs de la série. Les personnages continuent doucement d’affiner leur personnalité avec un chef de famille de plus en plus candide, jaloux, colérique et apitoyé sur son sort ou Marjorie la douce qui comme à son habitude sera capable de beaucoup en sortant de ses gonds pour une noble cause ou pour remettre en place son fumiste de mari… Les enfants sans être mis de coté ne seront pas le point névralgique de cette saison assez adulte dans son traitement. On pourra y voir un Bart vulnérable face à ses obligations scolaires (aide toi le ciel t’aidera) ou travailleur ( mini golf, maxi beauf ; Une vie de chien, Un pour tous, tous contre un ) une Lisa toujours aussi remarquable dans ses jugements de valeur et ses analyses sociétales mais malheureusement toujours aussi absente du premier plan (un mal pour un bien ?) quand à Maggie elle est « et ne restera » qu’un personnage secondaire mais ses apparitions clairsemés me font toujours autant chavirer de rire (ah ça fait du bien de voir un bébé assommer son papa avec un maillet mdr)

Avant de m’attarder plus longuement sur la grande qualité des épisodes qui nous sont proposés je dois vous parler de la « guest starisation » qui commençait à enivrer les Simpson : Dustin Hoffman (sous un faux nom) John Lovitz, James Earl Jones, Phil Hartmann, Larry King, Danny de Vito, Tracey Ullman, Tony Bennett, Daniel Stern etc… Prêtent leurs voix à de nombreux seconds rôles dans cette deuxième saison. Le phénomène n’en finira plus de prendre de l’ampleur par la suite grâce à la notoriété grandissante du show.

Cette gloire subite on la doit au sentiment de vérité qui se dégage des dialogues remarquables de la série mais aussi aux scénarios et au rythme des épisodes. Beaucoup de petites perles se cachent dans ce second coffret. En premier lieu un incroyable joyau, classique parmi les classiques qui saute à l’œil dans ce dédale de merveilles : il s’agit de la première halloween spéciale. Non content de pasticher joyeusement des films comme Frankenstein, Amityville, Poltergeist, La quatrième dimension ou Alien, les créateurs se sont payés le luxe d’adapter un poème du génial Edgar Poe (The Raven) Passé entre leurs mains il reste d’une incroyable fidélité à l’original en devenant pour l’occasion une vision cauchemardesque pour Homer qui ne s’en relèvera sans doute…… jamais plus. (L’adaptation française reprend la traduction originale de Stéphane Mallarmé)

On pourra également savourer le premier long flashback de jeunesse des Simpson dans « Il était une fois Homer et Marge » Episode nostalgique des années 70 qui nous permet de retrouver pas mal de personnages à une époque différente et d’en découvrir d’autres qui reviendrons plus tard (Artie Ziff)

Citizen Kane aura également droit à sa première parodie dans l’épisode causant sur noeuneuil le poisson radioactif à 3 yeux. Référence que l’on retrouvera plusieurs fois tout au long des saisons, principalement sous les traits de Charles Montgomery Burns, le personnage de Kane par le mystère qui l’entoure se fondra parfaitement dans l’univers des Simpson mêlant habilement réalité, fantasmes et pure folie. Au fil des épisodes, souvent par thématique ou simplement d’un clin d’œil, les auteurs rendront régulièrement hommage à l’œuvre d’Orson Welles.

Il est bien sur impossible de citer toutes les références cinématographiques présentes tant il y a de pépites cachées dans chaque épisode mais je peux quand même évoquer Psychose, les 10 commandements, Predator, E.T, Cendrillon, Terminator, Lawrence D’Arabie, Autant en emporte la vent et Carrie pour celles qui m’ont le plus marqué.

Même si la saison s’ouvre sur un épisode qui met en valeur Bart, c’est bien Homer qui prend le leadership des apparitions vedettes dans cette seconde levée des aventures de la famille la plus déjantée des Etats-Unis. Apres avoir retrouvé de l’allant, un dynamisme surprenant et surtout des cheveux grâce au Dimoxinil dans l’épisode Simpson et Dalila, il vivra malheureusement par la suite de bien belles déconvenues ! Il tentera de maigrir (sans succès) dans « le pinceau qui tue » Il pensera mourir après avoir ingurgité un plat empoisonné dans « Un poisson nommé Fugu » (A noter qu’a la fin de ce dernier, l’émotion est palpable et qu’il s’en faut d’un rien pour ne pas se laisser aller à verser une petite larme FANTASTIQUE) Flemmard au quotidien, il se laisse aspirer quelquefois dans des aventures pour lesquelles il se donnera à fond. L’exemple le plus solide dans cette saison pour étayer la thématique de la « select motivation » se trouve dans « Le dieu du stade » quand il deviendra la mascotte de l’équipe de baseball locale (Les Isotopes de Springfield) On assistera également aux débuts en fanfare de sa rivalité mal placée avec Flanders dans « Mini golf, Maxi beauf » épisode au scénario peu élaboré mais qui est certainement le plus drôle de la saison 2.

Ses relations tumultueuses avec Bart sont moins exposées, malgré les hurlements à répétition, les étranglements successifs et les colères inimaginables que le jeune Simpson doit subir ; Une bien grande complicité étreint quand même ces deux la (le saut de la mort ou Le sang c’est de l’argent) Homer aura également des difficultés avec sa fille qui osera le rappeler à ses devoirs de bon chrétien après qu’il ai piraté le câble dans « Tu ne voleras point » mais aussi dans mon prof ce héros ou son rôle de père en prendra un sacré coup face à la pédagogie et le sourire ravageur de Mr Bergstrom le suppléant de Mlle Hoover. Il servira également d’entremetteur pour ses belles sœurs dans « Jamais deux sans toi » et dans Fluctuat homergitus il retrouvera un demi frère travailleur, responsable et milliardaire mais bigrement seul (Tout le contraire de son frangin) Cette rencontre donnera lieu non seulement à d’émouvantes retrouvailles mais surtout à un transfert d’identité peu académique qui se transformera comme de coutume avec les Simpson en véritable catastrophe….

Pauvre Homer… Il n’est vraiment pas verni mais il l’a bien cherché non ? La transformation de sa voix au fil des saisons traduit une très bonne compréhension du personnage et de son interprétation d’origine (Dan Castellaneta) par Philipe Peythieu son doubleur. Passant d’intonations presque séniles (au début elle avait de grandes similitudes avec celle de granpa Simpson) elle passera au fil du temps à des accents adolescents attardés voire débile profond. Le fantastique travail des doubleur suit notamment la ligne évolutive du personnage qui l’aura vu passer du chef de famille irresponsable, alcoolique et castrateur, au pauvre type déprimé par ses propres imperfections pour finir en poule mouillée, illuminé notoire et attardé mental… C’est discutable sur le fond mais il fallait peut être ça pour qu’il devienne réellement culte ce cher Homer J. Simpson…

Bart qui passait son temps jusqu’alors dans la posture du bourreau tiens dans cette saison des rôles plus riches. Cela affine dans le bon sens son personnage qui s’en trouve du même coup apte à passer de l’ombre à la lumière dans un catalogue d’émotions remarquables qui lui offrent la possibilité de ne pas avoir des réactions trop stéréotypés (voir « Aide toi et le ciel t’aidera » ou on lui envoie en pleine face sa situation de cancre incurable, « Mini golf, maxi beauf » ou on le sent soumis au caprices de son père et aux conseils avisés de sa petite sœur Lisa, « Toute la vérité, rien que la vérité » ou après un accident il sera l’objet des combines malhonnêtes d’Homer et d’un avocat douteux, « Un pour tous, tous contre un » dans lequel il effectuera son premier job pour se payer une bande dessinée collector, « Le sang c’est de l’argent » dans lequel il sauvera Mr Burns de l’anémie grâce à une transfusion sanguine ou « Une vie de chien » dans lequel on aura l’étalage de toute la tendresse qu’il porte à Petit papa noël et des efforts qu’il sera prêt à consentir pour sauver sa place au sein de la famille. A contrario on percevra son caractère narcissique et égoïste dans des épisodes comme « La fugue de Bart » ou il préférera passer Thanksgiving dans un refuge pour sans abris plutôt que de présenter des excuses à sa sœur, « La guerre des Simpson » ou il usera de sa roublardise légendaire pour abuser des faiblesses de son grand père et par la même occasion échapper à sa surveillance, « Jamais deux sans toi » ou il se servira des sentiments du proviseur Skinner pour sa tante Patty à des fin peu honorables, « Mon prof ce héros » quand il se présente à l’élection du délégué scolaire sous une bannière anarchiste ou bien dans le saut de la mort quand sa témérité et son inconscience patentée exploseront au grand jour. Héritant d’un caractère schizophrène et agité, Bart nous réserve sans doute encore de bien belles surprises…

Embarquée de force dans les petites magouilles orchestrées par son mari, Marge aura par ce biais l’occasion de prouver sa droiture et son courage (Toute la vérité, rien que la vérité) Elle nous montrera avec simplicité l’amour qu’elle porte à son piti mari dans un épisode comme « Un poisson nommé fugu » au cours duquel ses attitudes ne laissent planer aucun doute sur la nature de ses sentiments envers ce gros nounours mal léché qui n’en mérite peut être pas tant lol On en aura un bel exemple dans « La guerre des simpson » épisode dans lequel Marge est totalement exaspérée par son mari, elle tentera tout de même de sauver leur mariage par une retraite évangélique en compagnie du révérend Lovejoy, mais bien sur Homer ne saisira pas le sens de ce rendez vous de la dernière chance...

Même si elle est plutôt effacée dans les épisodes initiaux de la saison, c’est en premier lieu dans « Tous à la manif ! » Qu’elle exprimera le caractère qu’on lui connaît bien. Démocrate bien pensante (voir son soutien à Mary Bailey) militante pour la non violence et pour la liberté d’expression, elle vivra de beaux succès toujours éphémères malheureusement… L’âme d’artiste et la quête de la beauté intérieure qu’elle développa dans son adolescence seront repris dans « le pinceau qui tue » quand Homer découvre les tableaux qu’elle fit de Ringo Starr. Cet épisode prouvera que Marge est bien plus qu’une mère de famille aimante et dévouée et qu’elle sait déployer de grandes qualités artistiques lorsque l’occasion lui est prêtée.

Le personnage de Lisa n’aura qu’un épisode « vedette » dans cette seconde saison qui restera donc sur ce point la, totalement identique à la précédente. Cela ne l’empêchera pas d’être toujours de bon conseil en gardant des moments d’espièglerie et de lucidité qui en font un personnage peu exposé mais très attachant. Dans l’épisode où elle tient la vedette elle tombe amoureuse du prof suppléant de Mlle Hoover. Cet homme, illustre inconnu qui réussi texto à lui apprendre « Que la vie vaut la peine d’être vécue » prouve le mal être qui transpire de Lisa à chaque instant. Seule la tendresse de ses proches et la télévision réussissent à l’extraire de cet univers si particulier et si mélancolique qui l’anime. Sa peur de la damnation (Tu ne déroberas point) se confondant aussi bien avec son addiction aux ignominies d’Itchy et Scratchy (Tous a la manif !) son caractère bien trempé (voir ses prises de becs avec son père ou son frère dans La fugue de Bart ou Un poisson nommé fugu) voire même son rôle de grande sœur (mini golf, maxi beauf) Cette diversité tellement bien présentée réussit à faire de Lisa Simpson un personnage complexe, très comparable à sa mère, ayant les même traits de caractère mais la blues attitude et une sagacité accrue comme valeur ajoutée…

De nouveaux personnages plus ou moins récurant feront leurs premières apparition dans cette saison il faut bien le dire d’excellente facture. Outre McBain et Radioactive man sur lesquels je vais m’attarder un peu, il y aura le lapidaire Kent Brockman qui du jour au lendemain prendra la place de Scott Christian (quelle merveille ces deux noms quand même lol ) Tahiti Mel successeur désigné de l’ignoble Tahiti bob qui termina la première saison sous les verrous, Bleeding Gums Murphy le vieux Jazzman éternel complice de Lisa, Willie le jardinier écossais, Le Comic book guy confiné dans sa boutique pour fans en tout genres, Jacqueline Bouvier la mère de Marge aux répliques aussi cassantes que ses cordes vocales, le professeur Frink inventeur génial à la déontologie proche du zéro absolu ou le fameux docteur (Hahahahaha lol) Hibbert au rire dont aujourd’hui encore les plus fins analystes n’ont pu identifier la provenance lol (Sarcasme ? Empathie réparatrice ? Rire nerveux ? )

Quelques duos devenus légendaires font également leurs premières apparitions : Lenny et Carl, compagnons de beuveries d’Homer mais surtout collègues de travail quasiment aussi négligents et mous que leur pote, Kang et Kodos les extraterrestres visqueux locataires permanents des Treehouse of horror (Halloween spéciales) ou le Docteur camelot Nick Riviera et son éternel complice d’arnaques : l’avocat véreux Lionel Hutz, jamais avares de coups foireux et d’argent malhonnêtement gagné…

Une fois l’évolution des personnages décrite c’est sur le contenu que je vais me pencher : Sans tomber dans une facilité qui au début du troisième millénaire transformera cette série en une accumulations de scénettes prétexte à des apparitions de guest parfois à la limite de l’ennui, notre bon vieux Springfield apparaît ici comme purgé du réel pour mieux s’inventer les parodies qui avec la créativité que cela implique marquent les esprit plus durablement en associant la satire aux références médiatiques et culturelles quotidiennes dont la société américaine regorge. C’est à mes yeux bien plus efficace qu’interpréter avec paresse le caractère d’une célébrité sous quelques coups de crayon, une caricature et une réplique imparable du très talentueux Jim Brooks. Les apparitions de McBain sont sans doute les plus beaux exemples de ce que je viens d’exposer. Schwartzy en prends pour son grade en même temps que les héros justiciers aux méthodes expéditives monnaie courante à l’époque dans le cinéma de l’oncle Sam. Il ne faut bien sur pas en rester à une vision primaire de la parodie, preuve en est l’espace d’une séquence dans Fluctuat Homergitus : En une poignée de secondes, les auteurs auront réussi à faire apparaître un Héros antipathique et glacial au fort accent allemand (n’oublions pas que nous sommes début 91 et que Schwartzy ne s’est pas encore mis a la comédie si on excepte le Jumeaux d’Ivan Reitman) s’en suit un plan nous renvoyant facilement vers le final du Robocop de Paul Verhoven et un générique de fin qui écorche l’icône intemporelle de James Bond Himself. Voila comment faire tenir en moins de 20 secondes un tas de références totalement identifiables qui sauront provoquer le rire tout en entretenant parfaitement le lien de la série avec de franches réalités. Cela s’appelle le talent.

La seconde nouveauté très importante pour les saisons à venir est matérialisée par le personnage de Radioactive man (déjà apparu brièvement dans la saison 1 : Bart le génie) L’épisode 22 réunit implicitement Bart, Milhouse et Martin qui ont pourtant des caractères bien différents autour de cette icône imprimée sur papier. Hommage manifeste à une culture fortement ancrée dans le caractère des auteurs de la série, l’épisode « Un pour tous, tous contre un » foisonne véritablement de références que les amateurs de BD reconnaîtront facilement. L’image la plus flagrante étant le lien de filiation du Radioactive man avec les héros Marvel. Bien sur la culture Comics est visée gentiment et c’est un constat qui est dressé plutôt qu’une verte critique qui n’aurait pas vraiment de légitimité vu l’implication de la série de Groening dans la culture du pré et post adolescent américain.

L’homosexualité déjà arguée en filigrane par la relation ambiguë entre Burns et Smithers trouve une nouvelle tribune caustique et caricaturale dans le personnage éphémère de Karl, assistant d’Homer dans Simpson et Dalila ou à un degré moindre en ce qui concerne Patty Bouvier… Il faut se souvenir qu’à l’époque il était totalement inconcevable d’évoquer l’existence même des gays à la télévision ! Surtout aux Etats Unis à une heure de grande écoute et dans un dessin animé… La censure est également abordée, en particulier dans « Tous à la manif ! » L’influence de la télévision sur les jeunes génération est pointée du doigt sans pour autant tomber dans un moralisme facile. Cet épisode a beaucoup d’impact sur le spectateur qui se prend au jeu d’un songe utopique vite rattrapé par le twist final cruel mais bigrement réaliste nous replongeant dans le quotidien du simple show télévisuel qui nous en avait extirpé. La vieillesse, l’abandon des personnes âgées, le deuil et la maladie sont également abordés de manière très drôle et très fine dans « Un amour de grand père » « Un poisson nommé fugu » ou « Le sang c’est de l’argent » Nous aimerons nous sentir coupable et faibles devant la vérité du temps qui passe et des liens qui se distendent… Ces sujets parmi tant d’autres, porteurs d’émotion ou de malaise ne sont pourtant jamais traités avec désinvolture, ou vulgarité… Voici une autre facette du génial talent des auteurs de la série : Savoir noyer le tabou dans le vase commun de la vie en société.
Encore une foi un grand merci. Chuuuuuttt (Logo Gracie Films, Logo de la Fox et c’est coupé). Rendez vous pour la saison 3


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Vidéo : 4/3 - Ratio : 1.33:1

Avis : Techniquement on peine à faire mieux que pour le premier coffret… Les couleurs sont pourtant royales mais de légers défauts altèrent le bon rendu global de l’image. C’est vraiment dommage car du point de vue artistique le graphisme des personnages de Groening a trouvé son style et s’est affiné très rapidement. On ne sent presque aucune différence plus de 15 ans après ! Dans cette saison il faut souligner certains effets de style très imposants en forme d’hommage à des artistes peintres ou dessinateurs de renom (Voir les commentaires audio pour plus de détails)


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 Français et Anglais - Sous-titres : Anglais, Français, Grec, Néerlandais

Avis : La encore depuis la saison 1 on ne connaît pas d’amélioration notable, la piste DD 5.1 ressemble toujours autant a une piste stéréo mais je ne vais pas pinailler, l’ensemble est parfaitement audible et très clair. Au niveau du doublage ça reste vraiment de la belle qualité même si la version américaine originale est réellement insurpassable. Artistiquement parlant on notera les débuts plus que prometteur du compositeur Alf Clausen qui plus tard créera une véritable patte musicale pour les Simpson, du grand art de ce coté la, vraiment.


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Les DVD s’ouvrent sur un mini jeu qui au bout de 3 clics sur le rond central remettra en place la tête des personnages sur leur corps. Après cette introduction bien sympathique les menu principal apparaît : tres classique et totalement similaire au premier coffret en matière d’ergonomie, il offre un panel d’actions tres variée et plutôt simples (accès aux chapitres, mise en place du commentaire audio, accès aux sous titres etc…)


Les bonus :

Les commentaires audio sont la grande force des coffrets de cette série et c’est avec plaisir qu’on retrouve une nouvelle fois ces petits bijoux. Les autres bonus sont dans une veine plus classique et accessoire mais ces diables de commentaires suffisent amplement à justifier la note maxi.

  • Commentaires audio : Un vrai bonheur, voila comment résumer ces mini commentaires qui nous permettent vraiment de comprendre la série de l’intérieur. La variété est au rendez vous entre les analyses techniques, l’auto critique, l’explication référentielle ou le simple amusement. Il y aura certaines redites bien sur comme les nombreuses allusion a la rivalité naissante a l’époque entre les Simpson et le Cosby Show mais ce secteur des bonus doit se déguster en long en large et en travers pour profiter pleinement de ce magnifique coffret. A vous de jouer !
  • American music Awards : Voici une archive de l’apparition d’un Bart en latex lors de la cérémonie des American music awards en 1990. C’est horriblement kitch et j’avoue avoir eu honte d’être confronté à un tel spectacle lol A voir avec le commentaire audio des auteurs de la série.
  • Clip Musicaux, Deep deep trouble : Un tres bon clip, tres rythmé et bien réalisé. Au niveau de la qualité musicale par contre ce n’est pas du haut vol… Deep deep trouble est une sorte de rap 80’s assez marrant a écouter une fois de temps en temps. C’est le second extrait de l’album « The simpson’s sing the blues » Do the Bartman : Cette chanson dont l’idée originale vient de Michael Jackson himself est d’ailleurs tres signée par son style musical. Assez entraînante c’est un mini tube en puissance et c’est d’ailleurs la chanson des simpson la plus connue hors du contexte de la série bien sur. Le clip est sympa mais on sent qu’il fut réalisé dans l’urgence… A noter que l’album « The Simpson’s sing the blues » est facilement trouvable en France a un prix modique (moins d’un euro)
  • Spots butterfinger : 3 spots publicitaire pour une barre chocolatée mettant en scène la famille simpson en VOST. Totalement inintéressant…
  • David Silverman sur « la création d’un épisode » : Le réalisateur exécutif des Simpson nous explique en quelques minutes les diverses étapes pour arriver au produit final. 7 mois de travail environ c’est énorme ! Mais le jeu en vaut la chandelle…
  • Présentation aux Emmy Awards : Une petite séquence bien sympa ou la famille simpson au grand complet (préalablement incrustée et animée sur les écrans) remet l’emmy du meilleur acteur dans une série comique. C’est assez fidèle et on s’y croirait presque. Une belle réussite pour l’époque (1990)
  • Interview de Matt Groening et James L. Brooks : Cette featurette de 10 minutes est réellement passionnante. Groening nous parlera des traits de caractère de ses personnages, de leurs origines et des sentiments qui ont découlé de cette création. Jim Brooks restera lui dans un cadre technique mais le plus important c’est l’impression d’amour de la série qui ce dégage de ces deux la… Quel dommage que ce soit si court !
  • La création artistique des simpson : Cette section des bonus se divise en 4 parties. Les deux premières sont similaires et nous présentent les story boards de deux épisodes (Aide toi et le ciel t’aidera, La fugue de Bart) La troisième nous propose une trentaine de croquis et enfin nous pourrons nous apercevoir de l’ampleur du phénomène simpson grâce aux couvertures d’époques de nombreux magazines américains.
  • Extraits Internationaux : Comme dans le premier coffret on nous propose ici des extrait de la série en plusieurs langues. C’était sympa la première fois mais la c’est sans doute de trop…


  • [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Digipack 5 volets comportant un dvd de plus que lors de la saison 1 (le nombre d’épisodes a presque doublé) Le style graphique reste le même, la petite notre d’introduction de Matt Groening est toujours la, a l’image de l’interactivité de la télé du fourreau avec le digipack. L’ensemble est vraiment nickel et réjouira les fans de la série ou les simples amateurs de beaux packaging.

    [ Voir le Top Packaging pour ce DVD ]



    La sérigraphie

    Les sérigraphies sont enfin complètes même si l’énorme rond central ne fut pas corrigé… L’interactivité des galettes avec le digipack est toujours aussi amusante dans une thématique chère a ce coffret : « les têtes coupées ! lol)


    Note Finale : (18/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 09/06/2007 à 15:57 par gegeonix : Tu es de retour et très en forme à se que je vois !!! En tout cas voila une belle analyse plutôt convaincante. bravo et beau boulot
    - le 06/06/2007 à 09:45 par langeikki : Si tu as envie de decouvrir les simpson il faut que tu essaie de prendre la saison 1 ou 2 en premier lieu. Moi meme j'ai redecouvert ces episodes que j'avais vus pour la premiere fois en 1990 sur canal + et comme tu aura pu le constater dans mes 2 loupes je n'ai pas été decu. J'espere que tu ne regrettera pas ton investissement ;) bonne journée a toi.
    - le 05/06/2007 à 10:38 par ninnin4 : Content de te revoir dans ces pages langeikki....et au mieux de ta forme avec ça. Ta critique est un véritable modèle du genre. Bravo pour m'avoir donné envie de visionner une série sur lequel j'ai beaucoup d'à priori.....vivement la suite....lol
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