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DVD A LA LOUPE


AUTOUR DE MINUIT

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Autour de minuit DVD sorti le 18/06/2006


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Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Année de sortie en salle : 1986

Durée du film : 2 h 06 min.

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Nombre de visites :
3048


   

Le Film : 9/10

Résumé : Dale Turner, c'est un grand, un très grand. Le meilleur joueur de saxo de la génération Be-bop. Un dieu pour les fous de Jazz. Malheureusement, il est en fin de course, continuellement sous l'emprise de l'alcool et de la drogue. De l'autre côté de l'Océan, à Paris, quelqu'un de beaucoup plus jeune, de tout aussi solitaire que lui, écoute ses compositions depuis l'âge de quinze ans, s'en imprègne, les vénère. La rencontre entre Francis Borier et Dale devient vite amitié. Francis aide Dale à cesser de boire, lui évite l'internement, l'héberge et lui fait retrouver sa dignité. Il lui redonne le goût de la musique !

Avis :  Sorti en 1986, « Autour de minuit » est l’exemple type, 20 ans avant « The Da Vinci code » de la coproduction internationale réussie. Réalisé par Bertrand Tavernier, grand cinéaste et cinéphile français pour le compte d’un grand studio américain, d’une major nommée Warner, il prend comme héros un jazzman américain qui vient en France pour se ressourcer. Chaque interprète est du crû. C'est-à-dire que des français joue les personnages français, les américains prennent les rôles d’américains. On ne peut rêver plus authentique d’autant que ce film est un véritable cri d’amour au Jazz et s’inscrit tout comme « Bird » sorti deux ans après ou « Amadeus » deux ans auparavant dans les chef d’oeuvres des biographies (tiens c’est bizarre, tous sont des productions Warner… !!??)

Réussite tout d’abord sur le plan du scénario. Evitant bien des clichés (français à la braguette, américain frimeur ou sous le choc d’un traumatisme dans l’enfance façon « Ray »), ce film oublie toute notion de race si toutefois il en existe, de nation et impose à nos yeux la naissance d’une amitié entre un vieux jazzman (formidable Dexter Gordon) au bout du rouleau ne vivant que de musique entre 2 bouteilles d’alcool ou 2 fixes à l’héroïne et un jeune parisien, passionné de Be Bop, refusant de voir son idole se détruire progressivement et qui, après une rencontre, va l’héberger, le soigner et lui redonnera, grâce à l’aide de sa fille pré adolescente, l’envie de se replonger corps et âme dans la vie et se remettre à composer et ré atteindre l’état de grâce, son statut de génie et il parachèvera ainsi son œuvre déjà colossale.
Dexter -The Chase- Gordon, véritable jazzman de son état, fondateur avec Lester Young et Charlie Parker du Be bop, forme de jazz fondamentalement révolutionnaire dans la période d’après seconde guerre mondiale, acteur alors débutant malgré son grand âge au moment du tour, âge est l’incarnation parfaite de ce Dale Turner (une sorte de lui-même à peine détournée), homme décrépi. Son allure, sa voix roque et cassé, son regard embué d’alcool et autre substance illicite, sa démarche d’homme usé et sa silhouette dégingandée impose un réalisme qui force le respect car ne sombre jamais dans la caricature mais rappelle par contre que comme bien des génies, ces hommes trouvaient leurs inspirations dans des univers artificiels. La vérité criante de son personnage et de son interprétation fait qu’on se demande même s’il joue ou pas tant cela semble coller à sa propre existence et tout son entourage américain du film rappelle ceux qu’il a côtoyé (Charlie –The Bird- Parker, Lester Young, Count Basie qui l’a formé) et les ambiances dans lesquelles ces gens jouaient (Des caveaux jazz et l’ambiance créatrice formidable de Saint germain des prés à l’époque de Boris Vian et de Jean-Paul Sartre). Ce grand homme participe de façon judicieuse à la reconstitution phénoménale de cette époque post guerre, des années 50 et est, sans nostalgie posthume et morbide un formidable mémorial pour ces merveilleux créateurs, tous (ou quasiment) morts dans des conditions effroyable, ravagés par la drogue, les femmes et l’alcool, seule la musique les rattachant à la beauté de la vie.
François Cluzet, lui, joue le rôle du jeune français prêt à tout pour aider son idole. Il est franchement difficile à n’importe quel spectateur de ne pas s’attacher immédiatement à ce personnage simple et commun, illustrateur de son état, divorcé et ayant à charge sa jeune fille dont la mère ne voulait pas s’occuper. Cet homme ira même jusqu’à mettre en péril sa petite vie paisible en laissant de côté son travail mais retrouvera l’inspiration comme s’il se créait une émulation entre les deux artistes. Avec sa sobriété légendaire, l’excellent Cluzet n’a aucun mal à rendre ce personnage vivant, d’un côté passionné, dans le sens noble du terme, de l’autre, croulant sous les difficultés sociales.
Le jeu de ces deux acteurs est d’autant plus bon que ceux qui gravitent autour de ce duo ont le sont tout autant et surtout judicieusement choisis. Des jazzmen parmi lesquels on remarquera la présence de Herbie Hancock à ceux qui les hébergent, les entourent en tant qu’amis ou les produisent dont un certain Martin Scorsese en personne dans le rôle d’un producteur italien et volubile, chacun trouve sa place de manière intelligente, les clins d’œil (comme celui de Scorsese, grand amateur de jazz) étant placés sans en devenir gênant.

Dans la catégorie des films sur la musique, les (varies fausses) biographies de musicien génial, « Autour de minuit » est à placé au panthéon aux côtés de « Amadeus », « Bird » et consort. Avec un casting en or, crevant l’écran par des interprétations scéniques et musicales hors du commun, ce film vous plongera avec délectation dans l’univers du jazz des années 50, période pendant laquelle le BeBop a fait fureur et à pris un essor considérable. le reconstitution du Paris de ces années là est tout à fait réussie et la mise en scène de Tavernier est là pour sublimer un ensemble déjà bien solide. Mention spéciale pour une photographie qui respecte les éclairages de scène. On y retrouve une ambiance de films noirs qui ne serait pas pour déplaire à Clint Eastwood et qui donne un cachet indéniable aux décors certes de studios mais tout à fait réussi et ne sombrant jamais dans le carton pâte. Une pure merveille à découvrir de toute urgence….et français de surcroît…comme quoi, on sait faire aussi bien que les amerloques….


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 1.66 :1

Avis : Master impeccable pour une photographie majoritairement sombre mais aux pointes de couleurs respectées. Les ambiances lumineuses sont donc bien restituées et malgré un peu de grain, la compression se montre, une fois de plus chez Warner, optimale.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en anglais (qui comprend beaucoup de français), 2.0 en français, allemand, espagnol et italien – Sous titres : français, anglais, italien, allemand

Avis : Il est clair qu’on ne recherchera pas du gros son qui tue avec ce film mais des ambiances bien restituées et une qualité sonore prête à faire vibrer les accords jazzy de la bande originale. Et bien, c’est chose faite. Du moins sur la Vo. Je vous conseille d’autant plus cette piste qu’elle est fidèle aux voix d’origine, quelle comprend pour un tiers environ des dialogues en français et que donc, elle est la plus réaliste, un peu à la manière de la Vo sur « Killing Zoé ».


L'Interactivité : 0/3

L'ergonomie des menus :
Très beaux menus en 16/9ème sonorisés par des extraits de la B.O.F. ils mettent en valeur Dexter Gordon saxo à la bouche mais ils sont malheureusement fixes et nous renvoient ainsi aux premiers âges de notre support adoré d’autant qu’il n’y a aucune transition entre chacun deux. Dommage car la lisibilité est excellente.


Les bonus :

Ne cherchez rien de ce côté car en dehors de pauvres filmographies, vous n’aurez rien, tout comme sur le zone 1. Une honte quand on pense que Tavernier aurait pu nous livrer un commentaire audio en Vf !!!!


Les Visuels : 1/1



La pochette / Le packaging

A première vu, on se délecte par avance : joli surétui avec le titre et Dexter Gordon, saxophone au bec en relief. Juste le titre, le prix reçu, rien d’autre. Sobriété exemplaire et graphisme tout à fait réussi. Et puis, on se rend compte que ce surétui ne renferme qu’un amaray noir, à la jaquette identique. Warner a donc sorti ce film en catimini et si la qualité technique est plus que correcte, l’interactivité et le packaging ne font pas le poids face à chef d’œuvre d’une telle puissance.



La sérigraphie

Sérigraphies totalement dans le même ton et reprend grosso modo le même visuel, de façon adaptée à la forme de la galette. Logos visibles mais bien placés. Seules les mentions légales font un peu tâche car presque aussi grosses que le titre lui-même.

[ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


Note Finale : (15/20)

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